THE PILOT ⇒ tous les survivants



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 THE PILOT ⇒ tous les survivants

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ADMINThe Leader

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MessageSujet: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 27 Fév - 1:34
C'est un contexte très particulier qui a fait que j'étais dans cet avion. La mort de mon père quelques jours avant. J'allais aux Etats-Unis pour l'enterrer. Je voulais tourner la page, que ce soit terminé pour de bon. Je ne voulais plus avoir cette tâche sur le dos pendant encore longtemps. Je m'étais d'ailleurs disputé avec une femme, agent d'embarquement, Chrissy de son prénom, à propos du cercueil de mon père, qu'ils ne voulaient pas admettre dans l'avion. Finalement, en discutant presque calmement, j'avais réussi à le faire mettre en soute.. C'était déjà ça de pris ! Après ça, pour aider à me calmer, j'étais allé faire un tour au bar de l'aéroport, endroit où j'ai rencontré une Ana-Lucia, qui avait pour place 42F si mes souvenirs sont bons. Moi, j'étais en 23A, donc quasiment l'opposé de cette fille, à qui j'avais promis de boire un verre au bord de l'avion pendant le voyage. Maintenant ? C'était trop tôt, et aussi.. la flemme, je l'avoue. J'étais bien calé dans mon siège, regardant par un hublot le ciel et les nuages blancs. La seule chose d'intéressant à regarder d'ailleurs. La vision du monde extérieur me rappelait certaines choses d'avant le décollage.

Margo, ma mère, me demandant d'aller chercher mon père qui était parti en Australie par ma faute, après avoir été viré de son service de chirurgie. Il avait opéré une patiente, sous l'influence de l'alcool et créée des dommages bien plus graves qu'à l'entrée de cette femme à l'hôpital, ce qui selon mon avis l'a conduite directement à son décès. Mon père et moi avions longtemps discuté, il essayait de me convaincre de signer la déclaration de décès, qui était fausse. Il était indiqué que la patiente était morte due aux blessures de son accident, et non à cause de mon père. Comme justement c'était mon père, j'acceptais de signer cette déclaration. Quelques temps plus tard, lors d'une réunion et mon père et moi-même devions expliquer la mort de cette femme, je suivais le témoignage de mon père, jusqu'au moment où il dit qu'il était au courant de la grossesse de celle-ci. Ca m'avait mis hors de moi, et décidais au dernier moment de modifier mon témoignage et de révéler la vraie histoire de l'opération, comme quoi mon père était saoul, et a causé des dommages sur la patiente qui a conduit à son décès. Après ça, mon père s'est fait licencier, et comme il s'agissait d'alcool, il n'avait plus jamais le droit d'exercer. Après ça, on ne s'est plus jamais vus. La prochaine fois que je le reverrais, ce sera à la morgue. Il avait été retrouvé ivre mort dans une ruelle de Sydney. L'alcool l'avait cette fois-ci battu.

Enfin bon, j’étais maintenant dans un avion, portant un costume avec lequel j’allais enterrer mon père, lui dire un dernier au revoir et de reposer en paix. Une hôtesse sûrement consciente de mon ennui durant le vol me demandait si tout se passait bien, même si elle avait sûrement déjà la réponse. Je lui disais que cela manquait d’enthousiasme, et surtout d’alcool. Elle me donna secrètement une petite bouteille de tequila que je bus presque aussi sec. Et c’est à ce moment-là que le moment que je détestais par-dessus tout en avion se manifestait. La fameuse zone de turbulences. Une femme assise à côté de moi n’avait pas l’air rassurée du tout. Mon boulot de chirurgien consistait aussi à réconforter les patients, et c’était un bon moment pour l’utiliser. Je lui disais de ne pas s’inquiéter, tout allait bien se passer. Malgré ça, les secousses étaient de plus en plus violentes, et je commençais petit à petit à m’inquiéter moi aussi. Je regardais la femme, et au moment lui dire que c’était bientôt fini, la secousse finale. Celle qui fit balancer nos bagages de tous les côtés.

Les passagers ne tenaient plus assis, c’était une véritable « vomissodrôme ». Le crash était à présent inévitable. L’arrière de l’appareil venait de se détachait, et à ce moment précis, je perdais connaissance. Mon réveil s’était effectué dans une jungle, une forêt de bambou pour être plus exact. J’étais blessé au dos, et ne pouvait plus bouger pendant un instant. Il n’y avait personne d’autre à mes côtés, j’eus seulement la visite d’un chien, un labrador blanc, puis décidais de me lever et.. de courir bêtement vers les cris que j’entendais. J’arrivais à présent sur une plage, elle était belle, le sable était d’une couleur claire magnifique. Mais si l’on tournait la tête un peu plus à gauche, on pouvait y voir la scène d’horreur. Un avion brisé en mille morceaux, des cadavres, des blessés, des gens qui courraient, criaient, pleuraient.. J’étais médecin, à moi de jouer, Jack !



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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Mar 1 Mar - 1:52


Vol 815, Vol 815. Les mots du fameux voyant résonnaient inlassablement dans ma tête depuis que j'avais pris la décision d'embarquer à bord de cet avion. Mon esprit était constamment traversé par une foule de questions sans réponse et les hormones qui n'avaient de cesse de me jouer des tours n'arrangeaient rien à l'affaire. Le pilote du vol avec qui j'avais sympathisé à la cafeteria peu avant le décollage en avait d'ailleurs fait les frais. J'avais fini par tout lui déballer en quelques minutes seulement. La grossesse, l'adoption, le voyant et le tout servi avec les larmes en prime. J'avais terriblement honte.

J'étais à présent confortablement installée dans l'avion qui volait à son altitude de croisière depuis quelques temps maintenant. J'occupais la place 27C, côté allée. Je n'avais pas l'intention de passer les treize heures du vol à ressasser et décortiquer les propos de Malkin. Ainsi, je m'efforçais de distraire mon esprit en observant les passagers qui m'entouraient. Il m'arrivait souvent de tenter de deviner la vie des inconnus qui croisaient mon chemin en me basant sur leur apparence, leurs expressions, leurs occupations, leur façon de parler ou d'agir. Alors que je dressais la biographie de mon voisin de gauche, un bruit d'explosion retentit accompagné d'un son de froissure métallique. Peu après, les premières secousses se firent sentir. Aussitôt, les insignes lumineuses s'allumèrent et une hôtesse nous pria de rester assis et de boucler notre ceinture. Je tentai de garder mon calme. Je ne détestais pas les turbulences, elles me donnaient la grisante impression d'être vivante. Toutefois, les bruits qui les avaient précédées n'avaient rien de commun et m'inquiétaient particulièrement.

Une choc bien plus violent secoua la cabine et projeta les passagers qui n'étaient pas attachés au plafond. Un pic d'adrénaline mit mes sens en alerte. L'avion subissait une dépressurisation et perdait de l'altitude, ce qui mettait mes tympans à rude épreuve. Ma vision commençait doucement à se voiler tandis que mes oreilles bourdonnaient. Je manquais d'oxygène. Un masque tomba devant moi au moment opportun. Je m'empressai de m'en munir alors que l'appareil sombrait dans la panique la plus complète. Je jetai un œil par le hublot. L'avion piquait du nez. Je plaquai ma tête contre mon dossier, persuadée de vivre mes derniers instants. Alors, c'est ainsi que tomberait le rideau sur ma courte et pathétique existence? J'étais amère. J'avais à peine vécu et j'aurais pu, j'aurais dû mieux faire. Je pensais à ma mère. J'avais ruiné sa vie. Peut-être que je méritais que la mienne le soit également. Je mis une main sur mon ventre. Je n'avais pas le droit de penser ainsi. Un atroce bruit sourd et métallique me sortit de mes songes. Des flux d'airs glacés se mirent à parcourir la cabine, comme si l'avion s'était brisé en deux et que nous étions totalement exposés. Alors que je tentais de me retourner, je perdis connaissance.




Le silence le plus profond résonnait en moi. Un vide abyssal habitait mon esprit, mon corps, mon être. Anesthésiée, aucune sensation ne m'atteignait. Aucune douleur, aucun plaisir. Mon cerveau aussi semblait au repos et aucun songe quel qu'il soit ne parvenait à troubler la quiétude de cet instant. Ce néant suscitait en moi une dangereuse impression de sécurité. Je flottais. Le monde extérieur n'existait pas, je n'existais pas.

Une douleur croissante bien qu'étouffée déchira soudain mon bas ventre et me sortit de ma transe. L'horrible réalité de la situation s'empara de tous mes sens. Le niveau sonore devint absolument insupportable. Des sons perçants et assourdissants se surajoutaient sur un fond de bruits sourds et mécaniques. J'ouvris douloureusement mes paupières et regardai mes mains. Ainsi, je remarquai qu'elles étaient enfoncées dans le sable. J'étais donc sur une plage. La situation était absolument absurde. Je relevai le regard et me hissai sur mes mains afin d'observer la scène. Je découvris avec stupeur le spectacle chaotique qui avait envahi les lieux. Le vol Oceanic 815 venait de s'écraser au milieu de nulle part. La turbine d'un des réacteurs continuait à tourner au milieu des débris de la carlingue et des départs de feu qui parsemaient le sol. Les silhouettes des survivants se dressaient pathétiquement au milieu de ce funeste théâtre. Certains hurlaient de douleur, d'autres hurlaient de panique. Quelques uns restaient prostrés, sidérés par la situation tandis que les plus lucides et épargnés par la violence du crash tentaient de secourir les blessés se trouvant sur leur passage. Les autres... Eh bien les autres s'éteignaient, parfois dans l'indifférence la plus totale, ou étaient déjà morts.

Une seconde atroce sensation nociceptive me contraint à me recentrer sur ma personne. Je posai ma main sur mon ventre qui était devenu aussi dur que du béton. C'était une contraction, il n'y avait aucun doute possible. Mes surrénales se vidèrent. J'allais accoucher, maintenant, au milieu de la mort, du sang, des cris et des larmes. Je ne pouvais, je ne voulais pas y croire. Je sentais mon rythme cardiaque monter en flèche. J'avais le souffle court et j'hyperventilais. J'étais sur le point de céder à la panique. Je tentai de me relever sans y parvenir et restai coincée, à quatre pattes, les mains appuyées sur un mélange de sable et de débris qui m'écorchait les paumes. J'ouvris ma bouche pour hurler mais ma gorge restait nouée et aucun son ne daignait en sortir. Je fermai les yeux et mordis ma lèvre inférieure. Il fallait que cela cesse. Je tentai de reprendre ma respiration et laissai des fumées infiltrer mes voies respiratoires. Ma trachée était irritée et chaque bouffée d'air empirait la situation. La contraction se poursuivait. Il fallait absolument que je trouve la force d'attirer quelqu'un. Je déglutis puis parvins enfin à hurler d'une voix toutefois saccadée. «A l'aide!.... Aidez-moi!.»




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Dernière édition par Claire Littleton le Mar 1 Mar - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Mar 1 Mar - 15:30
Le chaos total. Voilà comment est-ce que nous pouvions décrire la scène qui s’offrait à mes yeux. C’était tout simplement cauchemardesque. Des corps, partout, éparpillés sur la plage, ainsi que d’innombrables blessés. En tant que médecin, j’allais avoir pas mal de boulot, mais j’y étais obligé. C’était dans ma nature, je ne pouvais pas rester à me tourner les pouces. Je regardais partout autour de moi, cherchant une personne gravement blessée, qui avait vraiment besoin d’aide. J’entendais un homme qui criait à l’aide, il disait qu’il avait mal à la jambe, mais il m’était impossible de l’apercevoir sur cette plage parsemée de morceaux de l’avion. Après quelques secondes et trois tours sur moi-même, j’avais trouvé cet homme, allongé, la jambe coincée par un gros morceau de l’avion. J’essayai de l’en dégager, mais le métal était trop lourd, je ne pouvais le faire tout seul, il me fallait de l’aide.

Heureusement pour lui comme pour moi, un homme qui se trouvait juste à côté a pu m’aider, ainsi qu’un autre qui se trouvait non loin de là était assis, apparemment il allait bien. Je criais de toutes mes forces pour qu’il puisse m’entendre. Lorsque ce fût chose faite, je lui demandais aux deux hommes que j’avais appelés de soulever le débris, pendant que j’extirpais le blessé. Difficilement, nous y étions finalement arrivés. La plaie qu’avait à la jambe l’homme que nous venions de secourir n’était pas belle à voir, il avait la jambe bien ouverte. Il fallait que je voie plus précisément ce que son membre avait, et pour cela, je devrais lui arracher son pantalon à l’endroit-même de la blessure. Sa jambe était belle et bien ouverte. J’enlevai ma cravate, et l’attachai sur sa plaie pour qu’il puisse saigner le moins possible. Alors que j’étais en pleine opération, un nouvel appel à l’aide se fit entendre, c’était une voix féminine. Une petite blondinette d’une vingtaine d’années… enceinte. Et pas qu’un peu ! A en juger de part son ventre, elle devait l’être depuis sept ou huit mois. Mais, je ne pouvais pas laisser l’homme à la jambe ouverte, seul ! C’est pour cela que j’allais me servir des deux hommes qui m’avaient aidé à le dégager des débris. Avant de rejoindre la femme enceinte, je leur donnai les consignes à respecter pour que cet homme puisse s’en tirer.

Après ça, je fonçais vers la femme enceinte qui se tordait de douleur, et qui criait à l’aide, slalomant entre les débris et les cadavres. Quelques secondes de long sprint me suffirent pour atteindre la jeune femme. Je la redressais avant qu’elle ne s’effondre.
- Vous êtes enceinte depuis combien de mois ?



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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Jeu 3 Mar - 0:24


Je ne pouvais évaluer depuis combien de temps cette satanée contraction me torturait l'utérus, à peine quelques secondes probablement. J'avais toutefois l'impression d'agoniser depuis des heures. Ce n'était cependant pas la douleur qui me perturbait le plus. D'une part, j'étais complètement choquée par la situation et j'avais du mal à réaliser ce qu'il m'arrivait. D'autre part, je ne pouvais concevoir l'éventualité de donner naissance à un bébé dans ces conditions. A vrai dire, je ne pouvais concevoir l'éventualité de devenir mère, tout simplement. J'avais justement embarqué dans cet avion pour éviter cette situation.

J'étais censée expulser cet être hors de mon corps et reprendre le cours de mon existence sans jeter un seul regard derrière moi, sachant que ma progéniture était entre de bonnes mains. Or, même si je n'osais me l'avouer, je me doutais que ce plan serait compromis si par malheur je prenais le temps de m'attacher à ce gamin. Si j'accouchais sur cette île et même si les secours ne mettaient que quelques heures à arriver, ce scénario finirait probablement par se produire. Tout mon plan serait alors remis en question. C'était exactement cette réflexion qui se déroulait en arrière-plan de mon esprit que je croyais pourtant essentiellement occupé par la panique de l'instant alors que, tête face au sable, je continuais d'appeler à l'aide. Inconsciemment, je me refusais donc à laisser la nature faire les choses et tentais de lutter contre ces fichues contractions ce qui ne faisait qu'accroître ma souffrance.

Je tournai la tête vers les terres. Me voyant déjà en train de mourir d'épuisement suite à un accouchement sans assistance, dans d'atroces algies et sous les yeux indifférents de survivants choqués et incapables de m'être d'aucune aide, une grand soulagement traversa mon esprit lorsque je remarquai qu'un homme s'élançait vers moi. Je m'efforçai de faire un quart de tour en sa direction. Il ne tarda pas à atteindre ma hauteur alors que je me pliais de douleur. J'attrapai son bras tandis qu'il tentait de me maintenir droite. Il se pressa de me questionner d'une voix assurée. «Vous êtes enceinte depuis combien de mois?»

Je l'observai pendant une fraction de seconde. Il semblait avoir été plutôt épargné par le crash, du moins il ne laissait transparaître aucun signe de faiblesse. Quelques fraîches cicatrices parsemaient son visage et son costume était recouvert d'une couche de sable et de poussière. Je relevai les yeux vers lui. «Huit... Presque huit mois. J'ai des contractions!». Ma voix tressaillait et mon regard trahissait la panique qui avait depuis longtemps fini par avoir raison de ma lucidité. Verbaliser ce que je ressentais et le partager avec une autre personne m'obligeait à voir la réalité en face, ce qui n'avait rien de plaisant. Je me courbais à nouveau sous l'effet de la douleur que l'adrénaline parvenait à peine à estomper. Je commençais à avoir tout bonnement envie d'en finir et espérais que la chose qui semblait décidé à voir le jour soit un garçon pour qu'il n'ait jamais à subir ce supplice.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Jeu 3 Mar - 8:55
Les yeux clos, je repensais aux derniers évènements qui m'avaient conduits en Australie. D'ailleurs je n'aurait jamais dû y être ni monter dans cet avion, ma vie est à Los Angeles et si je n'avais pas été aussi... Protecteur? Naif? Rien ne se serait passé ainsi. Tout a commencé par un coup de fil, celui de Shannon en larmes, je n'ai pas réfléchi, je prit le 1er avion pour la rejoindre. Arrivé là bas, je découvrit que ma soeur était battue par son copain. J'étais révolté, et même la police ne pouvait rien y faire. Quel monde injuste. Elle était si têtue, la seule chose que j'avais à faire c'était de nous débarrasser de ce type.

De temps en temps, j'avais l'habitude de faire un chèque aux copains de ma soeur, pour éviter justement ce genres d'incidents, tout le monde aime l'argent, un peu plus que ma soeur. C'est un très bon test pour savoir si quelqu'un tenait à elle, malheureusement, ils ont tous choisi l'argent.
Cette fois ci n'allait pas être l'exception, 50.000$ et il s'en alla.
Sauf que cette fois ci, Shannon m'avoue qu'elle avait monté cette arnaque, pour me soutirer de l'argent. Je savais très bien qu'elle était dans une situation délicate cependant j'étais prêt à l'aider. J'étais abasourdi, ce fut un véritable choc. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'elle puisse me trahir de cette manière. Mais elle est venue s'excuser à mon hôtel, puis je ne sais pas exactement ce qui est arrivé. Sûrement ce qui n'aurait jamais dû arriver.
A force d'avoir mon attention, j'ai développé des sentiments amoureux envers ma demi-soeur, en soi ce n'est pas grave, elle ne l'est que par alliance.
Puis à l'aéroport, l'hotesse nous refusa les places en 1ère classe, nous avions du nous mettre dans la section milieu de l'avion, sans hublot, je peux vous dire que ça a rendu Shannon complètement dingue.
A bord de l'avion, j'ai discuté avec un certain Locke, il avait l'air de bien s'y conaitre en tout les domaines.
quand arrivèrent les turbulences. Normal me direz vous. Celles ci ne l'étaient pas, elles devenaient de plus en plus violentes, je m'agrippais à mon accoudoir, priant même si je ne suis pas vraiment croyant. Au moment où je vis les masques à oxigène apparaitre, je savais que quelque chose n'allait pas. Puis l'avion allait vers le bas, on perdait de l'altitude, puis je vis la partie avant céder, suivie de la queue de l'avion.
Nous allions tous mourir, c'était sûr et certain.
Après, le noir total.

Une plage de sable fin, j'y étais allongé et non loin de moi Shannon, encore inconsciente. Je me suis levé, croyant être mort, ou au paradis vous savez, on s'imagine tous des choses à propos de l'au delà c'est comme ça que je le voyais sauf qu'en me retournant, je vis l'avion, là où nous étions assis quelques temps plus tôt, je n'avais aucune idée du temps passé. Je me précipitais pour voir si tout le monde allait bien, une femme d'environ 55 ans, allongée sur le dos n'avait pas l'air de respirer, alors je me mis à lui faire un massage cardiaque, je connaissais les premiers secours, j'ai eu mon diplome à 16 ans pour pouvoir devenir maitre nageur.
Je soufflait, puis appuyais sur sa poitrine comme je 'lavais appris mais rien ne marchait visiblement.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Ven 4 Mar - 22:23
Et voilà, bravo petit Jack ! A force de vouloir tout faire rapidement, tu finis toujours par perdre... Putain si seulement j'avais attendu encore quelques jours, je ne serais probablement pas tombé sur cette foutue île. Non, au lieu de me trouver chez mon sur mon canapé, regardant un match des Boston Red Sox tout en me sirotant un verre d'alcool, j'étais sur une île. J'avais en face de moi une jeune femme blonde aux yeux on ne peut plus bleus. Elle avait mal au ventre, ce qui était à mon avis tout-à-fait normal vu qu'elle attendait un bébé et que ça n'allait pas tarder. Je m'étais tapé un bon petit sprint pour arriver au plus vite aux côtés de cette jeune demoiselle. J'espérais que les deux hommes qui m'avaient aidé auparavant n'avaient pas fait d'erreurs par rapport à l'homme qui avait la jambe coincée. Par chance, j'étais chirurgien, donc j'avais la capacité de venir en aide à la quasi-totalité des personnes sur cette plage, mais, pour le moment, je devais venir en aide à cette femme enceinte.

Je la sentait faible, très faible. Déjà, il fallait que je la mette en position demi-assise, je regardais autour de moi, cherchant ce qui pourrait servir de chaise, ou même quelque chose qui pour lui caler le dos. Je voyais à ma gauche un fauteuil roulant, mais je ne pouvais le donner à cette femme, imaginez si, après l'avoir assise dessus, je partais aider une autre personne et que ce fauteuil se mettait à rouler ? Bon, je vais chercher dans le pire certes, mais il faut penser à tout quand on est médecin. Surtout que depuis une seconde, il fallait aller vite. Pourquoi ? Tout simplement parce que quelques mètres plus loin, je voyais un homme, essayer, j'ai bien dit essayer, de venir en aide à une femme habillée d'un petit pull rose... mais... n'était-ce pas la femme à qui je parlais une minute avant le crash ? Oui, c'était bien elle ! Bref, il fallait que je finisse ce que j'ai à faire avant d'aller sauver cette femme. Pourquoi aller la sauver si quelqu'un s'en occupe déjà me direz-vous. S'en occuper est une chose, mais bien le faire en est une autre. Or, l'homme qui lui faisait des massages cardiaques et bouches-à-bouches, ne savait pas, mais vraiment pas du tout comment s'y prendre. C'était mieux s'il ne faisait rien du tout en fait.

A vingt mètres de moi, à peu près, il y avait un siège de l'avion encore presque intact, il fallait que j'aille le chercher pour y asseoir la jeune blonde. Même si j'étais sûr que cela allait être lourd et long pour le porter de là-bas jusqu'ici, il fallait que je le fasse. Allez, encore un super sprint ! Lorsque j'arrivais à proximité du siège et que j'essayais de le soulever... Je me rendis compte que ce n'était finalement pas si lourd que ça, c'était comme soulever une chaise en tout petit peu plus lourde, pas la mer à boire donc. A peine une minute avait suffit pour revenir aux côtés de la femme enceinte.
Comment vous vous appelez ?
Lui dis-je soudainement alors que je l'aidais à l'asseoir. Cette question semblait étrange lorsqu'elle était dite dans ces conditions. Mais si jamais j'avais à lui parler, il fallait que je connaisse son nom, ce serait plus simple. Voilà, c'est fini !
Oui, c'était fini, je l'avais aidée à s'asseoir.
Bon, surtout, vous ne bougez pas de là, je serais bientôt de retour !
Après lui avoir dit ça, je tournais la tête vers ma collègue d'avion, qui était bien malheureusement pour elle, entre de mauvaises mains.



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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Sam 5 Mar - 22:37
Poste de mon ancien perso : Hiro Kiritani.

Je n'y crois pas, mais d'abord comment on peut croire à une chose pareille? Il y a deux semaines encore tout allait bien, je recevais une promotion et montais encore d'un grade en devenant inspecteur de police, et voilà que ma petite vie se chamboulait tout à coup. Enfin ça c'est aujourd'hui, parce que pendant ces deux semaines tout se déroulait normalement, je voyais ma fille chérie, je faisais des balades avec ma femme et ma fille, et je traquais les criminels avec les collègues. Vous allez dire, tout ça parait d'un banal, et pourtant quand on voit ce qui se passe maintenant, ça ça parait incroyable, même inimaginable! Enfin bref, on m'a dit que je devais attraper un escroc qui faisait dans l'international, il y a quelques jours, du coup on l'a suivit avec deux de mes collègues, puis on s'est aperçu qu'il allait à l'aéroport, alors tout de suite on a prit des billets nous aussi. Oh bien sûr ça on l'a fait en toute discrétion, et ça c'était le plus facile car vous savez, pour les flics au Japon, il n'y a pas besoin d'uniforme quand on est inspecteur, et moi je ne me baladais jamais avec mon flingue étant donné que Osaka c'était assez paisible, les armes y sont très peu répandues contrairement aux States.

Malheureusement je ne pouvais partir pour Sydney sans que ma fiancée ne veuille m'accompagner, surement avait-elle peur que je l'abandonne ou je ne sais quoi d'autre, en tout cas, ce 24 Septembre fut la journée la plus longue et tragique de toute ma vie. J'ai débord tenté de convaincre Yukino de m'attendre à Osaka pendant mon enquête qui tournait à l'international, mais elle a refusé et m'a accompagné en incognito jusqu'en Australie. Lorsque l'avion a atterrit, on a tenté d'intercepter cet escroc de malheur dans l'aéroport, mais il s'est fait la malle jusqu'à une autre file d'attente après avoir récupéré ses bagages. Alors avec mes deux collègues on a continué de le suivre après avoir prit nos bagages, sachant que l'avion ne nous attendrait pas et certainement pas le criminel, ensuite on a prit l'avion une seconde fois. On s'est installé à différentes places avec les deux collègues, et puis après quelques heures de vol, je me suis levé de mon siège et suis allé aux toilettes à l'arrière de l'appareil, puis j'ai remarqué en en sortant que ma fiancée et Yasu étaient sur les sièges du milieu de l'avion, je m'y suis rendu discrètement, et j'ai embrassé ma douce Yukino avec qui je sortais depuis plus de trois ans, nous avons pu discuter quelques temps. En fait je lui demandais surtout pourquoi elle avait prit l'avion une seconde fois, tandis que ma fille jouait avec son nounours. Elle m'a répondu que n'importe où j'irais elle me suivrait. Facile comme pensée...

Puis s'en sont suivis de secousses, une... deux... Boom! Un mec de derrière venait de s'envoler pour se payer le plafond, il y a eu une petite sonnette pour dire d'attacher nos ceintures, tendis qu'un blond courait jusqu'aux toilettes de la première classe, suivit de deux hôtesses. D'ailleurs l'une d'elle me demanda également de m'asseoir, ce que je fis à la minute sans hésiter, j'en oubliais complètement mon criminel, que faisait-il? Est-ce que mes collègues le surveillaient bien? Qu'importe, nous subissions des secousses et le plus important pour moi était que j'avais ma femme et ma fille à mes cotés. Ni plus ni moins, à cet instant je ne pensais plus qu'à elles, et l'avion continuait de trembler comme la terre, comme si que nous allions nous... crasher! Mais ça ne pouvait pas être vrai, si? Les turbulences se faisaient plus brutales puis je voyais par la fenêtre que les nuages montaient... ou plutôt qu'on était en train de descendre. La queue venait de se détacher de l'appareil! J'étais frustré, je ne pensais plus à rien d'autre qu'à notre survie. Je serrais alors la main de ma fiancée dans la mienne, avant de recevoir une valise sur la tête. Me voilà bien avancé maintenant, comment je pouvais protéger ma famille si je tombais dans les vapes?

Lorsque je me suis réveillé, je voyais que l'intérieur de l'appareil était devenu soudainement sombre, les lumières clignotaient comme si elles venaient de subir un court-jus, les gens ne bougeaient plus, même ma fiancée, j'ai d'abord tenté de la réveiller, puis j'ai réalisé qu'elle n'était plus de ce monde... Alors mes larmes se sont mises à couler, tandis que je lâchais sa main et cherchais de mes yeux noyés ma fille que je ne voyais nulle part, puis je me suis levé subitement, j'ai couru jusqu'à la lumière qui attisait ma curiosité, où était le cockpit? Hélas je n'aurais jamais la réponse, je sautais et me trouvais sur le sable à présent, je voyais de l'eau, et en me retournant il y avait des arbres. Je me suis éloigné de la fumée, de cette chaleur atroce qui me faisait suffoquer, puis cherchais ma fille désespérément. Il y avait tout un tas de gens qui réclamaient de l'aide, moi aussi j'en voulais de l'aide, je voulais demander à tout le monde s'ils n'avaient pas vu une petite brune haute comme trois pommes habillée avec un débardeur rayé orange et jaune avec une petite jupe. Hélas, je me doutais qu'ils avaient autre chose à faire, comme de chercher eux-même leurs proches. Comme par exemple ce noir qui hurlait "Walt" à tout bouts de champs, ou encore cette blonde habillée en rose et blanc qui criait comme si elle allait mourir. Heureusement pour mes oreilles, il y en avait d'autres plus calmes aussi, comme par exemple cet homme chauve qui se relevait doucement, après avoir remit ses chaussures, ou bien encore ce jeune brun aux yeux bleus qui tentait de sauver une femme noire par un massage cardiaque.

Pour moi qui ne savais pas pas où commencer pour aider les gens, je continuais d'avancer, lentement, la main sur mon front ensanglanté, choqué et attristé de la perte de ma future épouse, et j'ai remarqué une femme blonde avec deux petites jambes derrière les siennes, elle appelait d'une voix portante un nom qui m'était plus que familier, Hiro, mais bien sur c'est moi! Alors je me suis dirigé vers elle pour me présenter et c'est là qu'elle me fit découvrir mon petit ange, Yasu qui pleurait comme jamais elle ne l'avait fait. Je l'ai alors pris dans mes bras, l'ai serré très fort contre moi, mais que pouvais-je faire d'autre que cela? Hélas pas grand chose. J'étais tellement malheureux et heureux à la fois que je ne savais plus quoi penser. Sa mère était morte et ma fille et moi étions vivants. Qu'est-ce que ça signifiait au juste? Que ma fiancée n'aurait pas dû prendre cet avion? Et mes collègues ou même ce criminel, étaient-ils eux aussi en vie? Ou bien blessés? Ou morts? Que penser?! Pour l'instant il fallait s'éloigner de cette fumée, ces explosions et ces flammes qui pourrissaient notre air, je remerciais la blonde sans même lui avoir demandé son nom puis m'éloignais vers les arbres, en hauteur. Là on s'est installé sur le sable ma fille et moi, et je tentais de la rassurer comme je pouvais.

- T'en fais pas ma chérie, papa est là, tu n'as plus rien à craindre...

{{ HJ : Persos morts ensemble, suite à un gros morceau de l'avion qui les a percuté. }}


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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 6 Mar - 12:58
Papa allait être content de lire sa lettre. C’était un courrier simple mais empli de bon sentiments et d’amour. Et puis, un facteur aime généralement recevoir des lettres, non ? Contente d’elle, l’enfant la plia soigneusement en trois. Sa chevelure blonde cachait un brin son visage et ses doigts repoussèrent quelques mèches en arrière. Au même moment, l’avion effectua un mouvement bizarre. La vitesse augmentait un peu trop. Et pourtant, tout le monde était très calme. Enfin, sa maman en tout cas l’était. Les petits mains de Malory se nouèrent ensemble tandis que la lettre tombait à ses pieds. Quelque chose n’allait pas. Et ce fut à ce moment que tout le monde commença à paniquer. Au milieu des cris, l’enfant vit une hôtesse passer et elle se souvint des consignes de sécurité expliquées au début du vol. Ce n’était pas sa première fois à bord d’un avion mais elle avait toujours fait bien attention à ce qui était dit. Même si jamais elle n’aurait pensé se retrouver au milieu d’une scène comme celle-ci. Ses doigts durent s’y reprendre à trois fois avant que la ceinture ne soit bien attachée. Quelques secondes plus tard, il sembla que les pilotes perdaient totalement le contrôle de l’avion. Sans se rendre compte qu’elle hurlait, la petite posa ses mains sur le haut du siège devant elle et posa la tête en avant, comme il fallait le faire en cas d’atterrissage forcé. Là, ce fut le trou noir. La descente fut trop brutale pour son corps de petite fille et elle tomba dans les pommes.

Sa respiration était heurtée, ses yeux emplis de larmes à cause de la violence du choc. Sur sa gauche, la carlingue de l’avion avait été à moitié arraché. Son corps tenta de se redresser, uniquement pour qu’elle retombe dans son siège. La ceinture de sécurité était toujours accrochée. Etouffant une pleurnicherie, Malory la défit rapidement avant de se redresser. La tête lui tournait et son cœur battait trop vite. Sur son bras gauche, des brûlures se dessinaient, sans doute causées au moment où une partie de l’appareil s’était détaché à cause du choc. D’une voix faible, elle tenta d’appeler sa mère. Uniquement pour voir que son siège avait disparu. Tout comme plusieurs autres. Son esprit innocent ne pouvait absorber autant d’horreurs en quelques secondes. Surtout lorsque ses yeux clairs tombèrent sur le cadavre d’un homme, assis un peu plus loin. Hurlements, de nouveau. Encore et encore. Personne ne semblait être entier à l’intérieur. Enfin, quelques gémissements parvenaient d’ici et là mais l’enfant figée par la peur qui se cassait la voix ne pouvait les entendre. La panique fit place à l’hystérie et elle esquiva le trou qui se tenait entre elle et l’allée centrale pour avancer au cœur de la terreur. Une sortie, voilà ce qu’elle savait, d’instinct, qu’elle devait chercher. Du côté de son siège, sauter était impossible, c’était bien trop haut.

Finalement, un trou assez large et situé plutôt près du sol lui permit de quitter l’enfer. Mais sauter fut difficile, la force lui manquait et elle s’écroula dans le sable. L’avion avait pris feu à certains endroits et la fumée dans la cabine ne lui permettait de toute façon pas d’attendre les secours à l’intérieur. Le spectacle devant ses yeux était digne d’un film catastrophe. Ces gens qui courraient, d’autres qui pleuraient. Il y en avait même qui tentaient de s’enfuir. Et, debout près d’un des plus gros débris, Malory enregistrait cette monstruosité dans son esprit. Les dégâts étaient faits et jamais ils ne seraient réparables. Maladroitement, l’écolière fit quelques pas. Son regard s’était éteint, mais les larmes glissaient encore et encore sur ses joues. La pauvre se sentait terriblement seule et perdue. Insignifiante même. Une explosion la projeta alors au sol et elle s’étala dans ce dernier. L’endroit dont elle venait de sortir avait explosé. Et, à cet instant, Malory ne trouva pas la force de se relever. Elle resta sur le sol, la joue contre le sable brûlant, à voir des gens essayer d’en sauver d’autres, et à contempler les débris de ce qui devait être un simple vol. Son papa allait être triste. Elle avait laissé sa lettre à l’intérieur. Plus de pleurs, aucune volonté de faire quoi que se soit. Etat de choc. Sa maman saurait quoi faire, elle était médecin après tout. Les brûlures sur son bras gauche souffraient du sable contre elles et la douleur lui donnait le tournis. Qu’est-ce qui allait se passer, à présent ? Est-ce qu’ils allaient tous mourir ici, abandonnés ? Finalement, son regard accrocha un homme qui aidait une femme, enfin qui essayait. Mais la dame ne bougeait pas
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 6 Mar - 23:47


La douleur s'éternisait. Quant à moi, je m'épuisais. Lutter contre la nature était harassant. Mon interlocuteur semblait préoccupé. Je suivais son regard qui s'était attardé sur la silhouette d'une femme. Un jeune individu effectuait d'infructueuses manœuvres de réanimation cardio-pulmonaires sur son corps inanimé. Son état était bien plus critique que le mien et je savais que ce serait égoïste de ma part de tenter de retenir l'homme à mes côtés. Je m'efforçais donc de masquer les manifestations de ma douleur. Il s'éloigna soudain mais ne tarda pas à revenir, portant à bout de bras un siège d'avion arraché à la structure de l'appareil par le crash, bien plus confortable et stable que le sol sableux jonché de débris métalliques. «Comment vous vous appelez?» Je m'appuyais sur lui afin de m'assoir sur le fauteuil. «Claire.». J'aurais voulu lui retourner la question mais l'ensemble de mes muscles, dont ceux de ma mâchoire, étaient tétanisés. «Voilà, c'est fini!»

Je lâchai son bras et m'appuyai contre le dossier rembourré, mobilisant mes muscles afin d'expirer le plus profondément possible. «Bon, surtout, vous ne bougez pas de là, je serais bientôt de retour!» J'opinai du chef. De toute manière, dans ces conditions, je ne risquais pas d'aller où que ce soit. Je relevai le regard vers lui alors qu'il s'apprêtait à porter assistance à la passagère qui semblait bien mal en point, esquissant un léger sourire toutefois crispé. «Merci!» Je le laissai ensuite s'éloigner, m'efforçant de garder mon sang froid et d'empêcher l'angoisse de me paralyser à nouveau.

J'étais seule depuis une dizaine de secondes lorsque mon ventre se détendit enfin. Ma respiration se fit progressivement plus ample, régulière et efficace. Je savais qu'à présent, c'était quitte ou double. Les prochaines minutes seraient décisives. En effet, le travail pouvait tout aussi bien s'interrompre que se poursuivre. J'espérais ardemment que tout ceci ne soit qu'une fausse alerte. Quand bien même je devrais accoucher sous peu, il fallait absolument que je réussisse à patienter le temps que les secours arrivent. J'avais besoin d'une horde de médecins, d'un hôpital, de conditions d'asepsie irréprochables et d'une bonne péridurale. Après tout, si on accepte aisément de tout risquer pour son enfant, la donne n'est pas tout à fait la même lorsqu'il s'agit d'un être qui n'est pas censé le devenir. Du moins, c'était ce que je me forçais inconsciemment à penser. Il s'agissait encore de ne pas s'attacher et d'éviter tout lien émotionnel avec ce futur bébé.

Je regagnais doucement mon calme et mon énergie, guettant l'improbable ballet des survivants, caractérisé par le large spectre d'intenses émotions qu'il offrait aux spectateurs. Effroi, joie, agonie. Je fus témoin d'une scène de retrouvailles entre un jeune asiatique et une gamine, probablement sa fille. Il la serrait tellement fort dans ses bras qu'il manquait de l'étouffer. Je ne pus m'empêcher de penser à Thomas. Aussitôt, un désagréable sentiment d'amertume m'envahit. Je lui en voulais terriblement mais je culpabilisais encore davantage. J'avais été tellement naïve. Au fond, c'était à cause de cette crédulité, de ce manque de jugement initial que je me retrouvais dans cette situation infernale. Paradoxalement, réveiller cette colère qui habitait constamment un coin de mon esprit me permit de m'extraire de mon état de sidération. Je reprenais peu à peu le contrôle de mes actes, de mes pensées, de mes émotions.

Une brusque déflagration se fit entendre à quelques mètres de moi. Je me réfugiai promptement derrière mon siège, pressant mes mains contre mes oreilles et fermant les yeux. Quelques débris brûlants s'aventurèrent jusqu'à la peau nue de mes bras. J'attendis que la vague de chaleur se dissipe puis pris l'initiative de jeter un œil autour de moi. Mon regard s'attarda sur la silhouette d'une jeune fille, étendue sur le sable non loin de l'endroit où je me trouvais. Elle ne bougeait pas. J'avais peur qu'elle soit inconsciente et que son état ne finisse par s'aggraver, d'autant plus qu'aucun survivant bien portant ne semblait l'avoir remarquée pour le moment, tous étant occupés auprès d'autres victimes. Une tension interne me noua l'estomac. Je savais qu'il fallait que j'évite de bouger. En effet, j'étais loin d'être certaine que les contractions ne reprendraient pas d'ici quelques minutes. Toutefois, je ne pouvais pas laisser cette gamine étouffer la tête dans le sable.

Je patientai quelques secondes puis finis par prendre la décision de me lever, m'aidant de la structure du siège. J'eus l'impression que mon corps pesait une tonne. Je parvins à me traîner jusqu'à la jeune fille. Je me laissai tomber à quelques centimètres d'elle. Par chance, elle était consciente et dans une position qui lui permettait tout de même de respirer. Ses yeux étaient ouverts mais son esprit semblait ailleurs. «Miss, tu m'entends?». En attrapant sa main gauche, je remarquai que son bras était sérieusement brûlé. Il fallait absolument le refroidir afin d'éviter la propagation des lésions. Toutefois, je me sentais difficilement capable de me relever et de parcourir la plage en quête d'une bouteille de liquide. Je décidai alors de faire à nouveau appel à mon plus fidèle allié de la journée: ma voix. «HEY! A L'AIDE! J'AI BESOIN D'EAU!».
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Lun 7 Mar - 20:11
C’était une course géante de cent mètres haies contre la montre qui s’offraient à nous sur la plage. Une colonie de concurrents se disputait la victoire. Qui allait rester en vie, qui allait périr dans cette effroyable épreuve ? Pour l’instant, je me sentais leader de tout ça. Sauver un homme avait une jambe cassée, une femme enceinte à deux doigts du malaise, et là, j’étais reparti porter secours à une autre femme. Celle-là même à qui j’avais promis de lui tenir compagnie dans l’avion jusqu’à ce que son mari revienne des toilettes. Et honnêtement, je regrette un peu d’avoir dit quelque chose d’aussi stupide, mais qui ne me paraissait pas si difficile que ça… du moins dans l’avion. En effet, il n’est rien d’aussi éphémère que de rassurer ses patients lorsque notre métier se trouve dans le milieu médical. Je dis « patient » car cette femme était terrorisée à la moindre secousse. Ça se voyait, elle n’aimait pas du tous les voyages en avions, et le faisait remarquer. Et là, j’allais devoir la sauver, sur cette île.

Pendant que je prenais de la vitesse tout en allant dans sa direction, je regardais l’homme qui lui administrait les gestes de premiers secours. Ils étaient mal effectués. C’est pourquoi une intervention rapide de ma part n’était sûrement pas une mauvaise idée. La chaleur qui s’abattait sur cette île n’en était pas moins rassurante. La température devait probablement atteindre les 30 degrés facilement, heureusement –où pas- qu’une pluie, assez fine certes, mais surtout fraiche, coulait sur toute la plage, parsemée de cadavres et de morceaux de l’avion. Arrivé aux derniers mètres qui me séparait de la vieille dame qui ne donnait signe de vie, je sautais par-dessus deux ou trous valises qui me gênaient pour mon passage, et j’arrivais, si je puis dis, à ma destination. Je me mis maintenant à genoux aux côté de la dame habillée de pull rose. Je poussais légèrement le jeune brun aux yeux bleus qui « s’occupait » d’elle depuis cinq, ou peut-être dix minutes.
Laissez-moi faire, j’suis médecin !
Le ton était donné. Moi qui n’était pas du genre à être chef de quoi que ce soit, cette fois-ci, j’avouais être obligé de prendre se rôle.

Alors que je commençais à appliquer les gestes de secouristes, c’est-à-dire demander à la personne concernée si elle m’entendait et tout le tralala que l’on apprenait à un médecin en toute première année, je jetais un œil à la jeune femme enceinte que j’étais allé voir quelques minutes auparavant. Elle n’avait pas suivi le conseil que je lui avais donné : celui de ne pas bouger de son fauteuil que je lui avais emmené à ses côtés pour qu’elle puisse se reposer. En effet, elle était à genoux, comme au tout début en fait. Mais pour la bonne cause : elle essayait de sauver la vie d’une petite fille allongée, sans vie. C’était donc ma future patiente sur cette île. Et je compris que c’était encore plus urgent lorsque la femme enceinte se mis à crier de toute ses forces. Cependant, je n’arrivais pas à entendre.
Allez Rose, s’il vous plait, réveillez-vous ! Un petit effort !
Rose était le prénom de la vieille dame dont je m’occupais actuellement.



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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Ven 11 Mar - 19:25
Kara avait eu du mal à dormir. Et pourtant, elle n’avait pas lésiné au niveau de la fatigue : soirée chargée la veille, course le matin pour arriver à l’aéroport, ça n’avait pas été très facile. Elle aurait logiquement dû s’écrouler comme une masse et dormir d’une traite jusqu’à l’arrivée. Mais apparemment son corps en avait décidé autrement (et aussi le destin mais ça on en parle plus tard). Ainsi elle s’était réveillée alors qu’ils volaient encore. Et elle repéra vite ce qui l’avait empêché de dormir : son gros lard d’entraîneur qui dormait en ronflant. Mais quel chieur. Elle surprit des regards embêtés dans sa direction. Quoi ? Ils voulaient qu’elle l’étouffe ? Même si l’envie y était, elle n’allait quand même pas faire ça… Elle haussa les épaules. Elle était trop fatiguée et avait bien trop mal à la tête pour s’amuser à réveiller la masse à côté d’elle et s’engueuler avec tient. Elle se dit alors que regarder par le hublot serait plus sympa. Mais alors qu’elle recommençait à être envahie par la fatigue et les somnolences, des secousses se firent sentir. Elle entendit une femme parler de trous d’air. Ca avait toujours intrigué Kara, cette expression, trous d’air… Mais malheureusement les secousses ne se calmèrent pas.

Elles empirèrent même. Les secousses se firent beaucoup plus violentes et Kara sentit son ventre littéralement décoller à l’intérieur de son corps. Comme dans une montagne russe. Sauf que cette fois-ci, elle n’avait plus du tout de ceintures pour la tenir bien dans le wagon. Cette fois elle était dans un avion qui se dirigeait en bas. Et ça, elle savait que c’était très mauvais. Elle eu pour réflexe de fermer les yeux et de s’accrocher à son accoudoir. Mais l’accoudoir était déjà occupé par la main de Gordon et elle s’accrocha donc à lui. Ensuite ? Ce fut le noir total.

Des cris, des bruits étranges, des gens entrain de courir, la mer, les oiseaux… Tous les sons se mélangeaient anarchiquement dans son oreille sans qu’elle puisse vraiment savoir ce que ça signifiait. Elle pensait être morte, vraiment. Mais les douleurs qu’elle ressentait à la tête, elles, étaient bien réelles. Elle ouvrit les yeux et se rendit compte qu’elle était allongée sur le sol sableux. Non, il n’était pas sableux parce que c’était tout bêtement du sable. Dans sa main droite, il y avait toujours celle de Gordon. Elle tourna la tête pour ne… Rien voir. Elle baissa les yeux vers sa main et se rendit compte qu’elle ne tenait que la main, coupée, de l’homme. Elle ouvrit grand les yeux avant de hurler hystériquement en envoyant valser la main plus loin et de se reculer. Elle ne regardait pas ce qu’il y avait derrière elle, elle aurait du. Car elle heurta quelque chose de mou. Quelqu’un. Elle se retourna et vit un cadavre affaissé contre la paroi de l’avion. La paroi de l’avion ? Elle se redressa et découvrit enfin où elle était : sur une plage avec un avion disloqué autour d’elle. Sa tête lui faisait très mal, et à présent elle était prise de nausées à force de voir des cadavres traîner partout. Elle ne savait pas où aller et les gens qui couraient de par et d’autre ne faisaient que lui donner encore plus le tournis. Elle grinça entre ses dents.


_______« Mais qu’est ce qui se passe bordel ? C'est qui eux ? Mais... »

Elle se prit la tête en se massant les tempes. Elle s’éloigna légèrement du cadavre qu’elle venait de croiser et finit par tomber sur encore un mort. Elle manqua de dégueuler cette fois-ci mais se retint. Elle ne savait plus où elle était, pourquoi, quel était son nom, tout était trop soudain à son goût et elle tanguait anarchiquement entre les débris sans faire attention. Elle trébucha sur un morceau de la carlingue et se fit une coupure au mollet. Evidemment, elle portait un bermuda et avait laissé le bas de ses gambettes nue. Quelle mauvaise idée. Elle gémit de douleur avant de constater les dégâts. Ce n’était pas grave du tout et ne l’empêcherait pas de marcher. Mais elle n’était pas assez claire pour se sortir du noyau de l’agitation. Peut être que ça allait vite revenir avec le temps et que sa tête se calmerait.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Ven 11 Mar - 22:05



Les cheveux blonds de la jeune fille s'étalaient sur le sable fin, et son regard restait dirigé vers l'homme qui m'avait aidée il y a quelques minutes et qui tentait à présent de réanimer une afro-américaine vêtue d'un pull ou gilet rose. Elle devait être sous le coup de la sidération, je connaissais trop bien cette sensation. «Allez ma belle, dis quelque chose!» Tout en parlant à la jeune fille, ma main serrant la sienne et maintenant son bras en hauteur afin qu'il ne touche pas le sable, je continuais de scruter l'horizon. Personne ne semblait avoir entendu ma requête qui s'était probablement mêlée de façon indistincte au bruyant tumulte mécanique et humain qui plongeait la plage dans une atmosphère encore plus chaotique. J'en conclus donc que j'allais devoir trouver le moyen d'aller chercher ce dont j'avais besoin moi-même. Je fronçai les sourcils tout en effectuant un tour d'horizon. Si je parvenais à entrevoir la trace d'eau sous un quelconque conditionnement depuis ma position, je n'aurais pas à errer et à gaspiller mon énergie vainement. J'étais encore relativement faible et probablement en hypotension. Or, je ne risquais guère d'être d'une grande aide si je finissais par terre au milieu du chemin. Il fallait se montrer intelligente sur ce coup.

Je remarquai que la partie la plus intacte de la carlingue se situait à seulement quelques dizaines de mètres de nous. J'avais un mince espoir d'y trouver ce que je cherchais, si tant est qu'il s'agisse de la partie de l'avion contenant les vivres embarqués par l'équipage. Je soufflai longuement. J'ignorai si tout cela avait un sens, peut-être même qu'asperger la brûlure de la jeune fille ne servirait plus à rien, qu'elle était déjà stable. A vrai dire, je n'arrivais pas à déterminer depuis combien de temps ce cauchemar durait. Une minute? Cinq? Une heure? J'avais toutefois besoin de garder un objectif en tête afin de ne pas perdre la raison, quel qu'il soit. «Je reviens.». Je retournai la demoiselle sur le dos puis me relevai lentement. Ma vision se voila durant quelques secondes puis tout redevint clair. Je me dirigeai alors vers les débris fumants de l'appareil.

L'odeur qui saturait mes voies olfactives était inqualifiable et s'intensifiait à mesure que j'approchais de mon objectif. L'endroit puait le kérosène, la fumée, la mort. L'air était irrespirable et chaque inspiration encrassait davantage mon arbre bronchique. J'avais des difficultés à reprendre mon souffle et, vue de l'extérieur, ma démarche semblait probablement fort erratique. Une atroce prise de conscience traversa soudain mon cerveau. J'étais en train d'intoxiquer le bébé. Je portai aussitôt mon top à hauteur de mon visage, initiative peu efficace visant à filtrer les gaz que j'inhalais. Secouée par la montée d'adrénaline, je trébuchai sur un volume longiligne et relativement dur. Je baissai les yeux. Il s'agissait de la jambe d'un cadavre. La pigmentation de son visage était particulière, entre le gris et le jaune. Son abdomen était tranché par une énorme pièce de métal. Du sang encore vermillon était répandu sur sa chemise blanche et sur le sable clair. Aucune expression ne le rattachait à la sphère des vivants. Ses yeux étaient ouverts, sa bouche béante. Je sursautai et eus aussitôt un mouvement de recul, heurtant par la même la personne qui se trouvait derrière moi.

Je me retournai promptement. La survivante à qui je faisais à présent face devait avoir quelques années de moins que moi. Elle était brune, fine et portait un bermuda. Un de ses mollets saignait mais cela ne semblait guère l'handicaper ni la faire souffrir outre mesure. Peut-être l'effet de l'adrénaline. «Dé... désolée.» Je regardai furtivement autour de moi. J'étais torturée par l'urgence de quitter la zone. Chaque seconde passée au cœur de cette fournaise nuisait encore davantage au bébé. Je m'en voulais terriblement de ne pas l'avoir réalisé plus tôt. J'avais cependant la responsabilité de tenter de faire quelque chose pour la jeune fille brûlée, je ne pouvais pas la laisser tomber. «Auriez-vous vu une bouteille d'eau?». J'étouffais une quinte de toux, fronçant les sourcils et remontant mon top jusqu'à mon nez. Il fallait que je foute le camp d'ici.


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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Ven 11 Mar - 22:39
    L’état de semi-conscience dans lequel flottait la gamine était sans doute dû au choc plus qu’à autre chose. C’est une chose que de voir un avion s’écraser. S’en est une autre d’être à l’intérieur, de perdre de vue la seule personne que vous connaissez dans l’appareil, de se retrouver là, sur le sable brûlant au milieu d’une vision cauchemardesque dont vous êtes, malheureusement, un acteur. La respiration de Malory oscillait entre être heurtée ou trop lente, ce qui était peu rassurant. D’un autre côté, sans doute s’était-elle levée trop brusquement après la collision avec le sol et son corps n’avait pas réussi à bien gérer la situation. L’adrénaline lui avait cependant sauvé la vie, lui permettant de quitter l’appareil plutôt rapidement en la forçant à ignorer la douleur. Le contact sur sa peau brûlée lui donna envie de hurler. Mais elle en était incapable, parce que son esprit semblait incapable de réagir d’une quelconque façon. Cependant, après quelques instants, une douce fraîcheur commença à envahir sa main. La personne qui la tenait avait la peau fraîche, enfin pas brûlée en tout cas et ceci était agréable. Malory aurait aimé pouvoir exprimer sa reconnaissance ; si seulement il n’y avait pas eu ce blocage dans son corps et son âme. Est-ce que mourir fait mal ? Est-ce que le noir allait l’engloutir comme il l’avait fait avec le siège de sa maman? Où était-elle d’ailleurs ? Sur le sable ? A ses côtés ? La main qui tenait la sienne semblait familière. Si seulement sa tête avait été capable de se redresser. Une vague blonde se dessina alors dans son champ de vision tandis que son regard se levait légèrement. Sa maman aussi était blonde. La voix semblait différente, plus douce.

    Revenir ? Non ! L’enfant ne voulait pas être abandonnée, pas encore. Au sein du tribunal lorsqu’on lui avait dit qu’elle devait vivre avec sa mère. Lors du crash, alors que la solitude avait été sa seule compagnie à son réveil. Maintenant aussi ? Ses lèvres s’écartèrent, à peine. Parler semblait être futile et trop complexe. Comme si son cerveau était occupé à lancer un message de secours qui obscurcissait tout le reste. Sans que la gamine ne puisse rien y faire, le sentiment des protection de ces derniers instants la quitta brusquement. La personne qui ressemblait à sa mère sans l’être venait de s’écarter. Livrée à elle-même en plein milieu de la plage, l’enfant resta un moment sans tenter d'effectuer le moindre mouvement. Jusqu’à ce que son corps parvienne à esquisser quelque chose.

    Son bras droit s’enfonça dans le sable, comme pour lui donner appui et l’aider à se redresser. La première tentative fut un échec cuisant. Son coude dérapa et heurter la masse claire lui arracha une sorte de pleurnicherie de douleur. Pourtant, celle qui n’avait que onze ans savait qu’abandonner n’était pas une solution. Qu’il fallait que le courage et la force lui revienne, juste pour que ce ne soit pas la fin de tout. Et puis, en retombant, ses brûlures s’étaient couvertes d’une fine couche de sable qui lui donnait envie de hurler et de s’arracher la peau pour faire cesser cette terrible sensation. Essayant d’oublier les larmes qui coulaient sur ses joues pâles et les marques qui laisseraient sans doute des cicatrices, Malory prit une inspiration tout en reposant son coude dans la masse sur laquelle elle était allongée.

    Ce ne fut qu’une fois assise que la bêtise de son geste lui parvint. Respirer était devenu compliqué, à cause de la fumée qui avait été respirée à l’intérieur tandis qu’il lui fallait sortir de l’avion, un peu plus tôt. Et être dans cette position n’arrangeait rien. Sa main se plaqua devant ses lèvres tandis qu’une toux violente lui échappait. Ce n’était pas le pire. Il y avait tant de gens qui étaient dans une situation bien pire que la sienne. Ses yeux se fermèrent un instant, le temps qu’elle fasse le vide, pour ne plus voir l’horreur, le corps qui était juste devant ses yeux dans la carcasse. Malory fut incapable de dire combien de temps elle resta ainsi, à tenter de se calmer. Lorsque ses yeux se rouvrirent, la toux avait cessé. Son bras gauche était incapable de se replier contre elle et ses doigts refusaient de se fermer totalement sur sa paume. Sans doute à cause des brûlures. Pourtant, malgré la douleur, Malory se savait vivante. « Maman… »
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Sam 12 Mar - 11:06
Sa tête semblait prise dans un étau qu’on resserrait et desserrait à volonté. Ca venait par vague et comme elle avait le mal de mer, ça ne faisait que renforcer ses horribles nausées qui lui nouaient le ventre. Tout ça lui rappelait les fins d’after après avoir ingurgité drogues et alcool en même temps, faisant exploser dans son ventre une espèce de bombe désagréable qui finirait expulsé dans les toilettes, les cheveux plongés dans l’eau sale. Autant dire que tout ça ne rappelait pas du tout quelque chose d’agréable à la jeune fille.

Elle faisait des pas à droite et à gauche sans arriver à se décider quel côté serait préférable. Elle n’osait pas lever la tête plus avant de peur de voir des choses encore plus horribles que ce qu’elle n’avait déjà vu. Mais Kara était une fille avec beaucoup d’imagination alors sa tête désorientée s’en donnait à cœur joie pour lui envoyer des scènes toutes plus horrible les unes que les autres. C’est ainsi que, dans un saoul de visions abominables, elle sentit quelque chose se heurter légèrement contre elle. Elle releva la tête. Quelque chose de vivant et entier cette fois ? C’était une grosse femme blonde. Non non. Elle n’était pas grosse. Seulement son ventre. Elle était… Enceinte ? Elle s’excusa et Kara répondit par un hochement de tête confus signifiant que ce n’était pas grave. Après s’être écrasée, elle la bousculait, il n’y avait pas mort d’homme comparé à ce trouvait sur la plage.

Puis la femme blonde d’une beauté enfantine envoûtante lui demandant si elle n’avait pas vu une bouteille d’eau. Sur le coup, Kara ne demanda pas pourquoi. Déjà, elle avait peur qu’elle lui sorte des choses atroces du genre ‘je vais laver le pied amputé d’un homme’ ou d’autres trucs dans le même registre. Ensuite, elle n’avait pas la force psychologique de réfléchir plus que maintenant. Elle se souvint alors d’un détail non négligeable. Elle se souvenait d’une bouteille d’eau, dans son sac. Oui, elle était coureuse et athlète et l’eau était sa meilleure drogue. Elle en buvait tout le temps pour hydrater ses muscles. Mais voilà : son sac n’était pas dans les environs immédiats. Elle balbutia :


_______« Heu oui… J’en ai une dans mon sac… Mais heu… Il est pas là… Attendez là, ne vous blessez pas… »

La jeune fille délaissa son mal de tête pour essayer de se concentrer sur le sol où pouvait reposer son sac rouge. Il pouvait sembler voyant mais au milieu de cadavres à vifs et brûlés, il n’était pas sur qu’on puisse voir le contraste. Elle s’avança entre les décombres d’un pas peu assuré. Ses baskets n’étaient absolument pas adaptées à un tel terrain et le sable s’insinuait dans ses chaussettes, lui donnant des sensations très désagréables. Elle évita quelques corps morts en évitant de regarder en détail ce qu’ils avaient et soudain, elle vit enfin l’objet de sa convoitise. Elle s’en approcha. Le sac était sous quelques décombres contre un morceau de la carlingue. Elle prit une bretelle et le tira vers elle mais il ne bougea pas d’un petit poil. Elle écarta quelques affaires inutiles qui recouvraient l’objet et constata que son sac avait été prit sous le gros morceau métallique. Saloperie, le destin s’acharnait bêtement. Elle tenta de trouver la fermeture éclaire mais celle-ci était coincée. Elle n’avait pas encore de talents en déchiquetage de toile mais elle pouvait au moins essayer de l’ouvrir. Adieu petit sac acheter 500 dollars à New York, on s’en achètera un autre, pas de problème. Même si papa et maman coupent les vivres, ils seront trop contents de trouver leur fille en vie pour faire le détail.

Kara regarda autour d’elle à la recherche d’un objet coupant. Elle ne chercha pas longtemps car l’avion s’était littéralement disloqué laissant tomber des petits morceaux de fers un peu partout. Elle se pencha et en saisit un. Elle enleva sa petite veste pour l’enrouler à la base et ne pas se couper en déchiquetant son sac. Elle entama le fond de l’objet qui s’ouvrit assez pour pouvoir laisser passer une main. Elle chercha à l’aveuglette parmi les petites affaires qu’elle avait et tomba assez rapidement sur sa bouteille. Elle la sortit pour constater qu’elle n’était qu’à moitié remplie. 25cl c’était tout de même ça de gagné. Elle se dirigea vers la blonde qui n’était pas loin en lui tendant la bouteille. Cette recherche, même si elle n’avait pas été totalement satisfaisante, l’avait détourné de sa douleur et de sa blessure à la jambe.


_______« Ca ira ça ? Ou… Vous voulez que j’en cherche d’autres ? »

Pour elle, c’était surtout pour que la femme enceinte boive. Avec son état, il ne fallait pas qu’elle manque de quoi que ce soit et surtout, il ne fallait pas qu’elle s’alimente les poumons avec le kérosène entrain de brûler. Après une petite seconde d’hésitation elle lui dit d’un ton compatissant.

_______« Vous devriez vous éloigner du feu en attendant. »

En attendant quoi ? Que les secours arrivent pardi !
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Sam 12 Mar - 22:54


« Heu oui… J’en ai une dans mon sac… Mais heu… Il est pas là… Attendez là, ne vous blessez pas… » Un immense soulagement s'empara de mon esprit lorsque je réalisai que mon initiative n'avait pas été vaine. «Génial!» J'eus à peine le temps d'ouvrir la bouche que mon interlocutrice partit à la recherche de son bien, s'engageant dans un dédale de débris métalliques et de décombres en tout genre. J'haussai le ton afin qu'elle puisse m'entendre. «Faites attention!» Je suivis attentivement son parcours des yeux, impressionnée par son agilité. Les caractéristiques de la situation ne lui rendaient pas la tâche facile mais elle parvenait tout de même à évoluer à travers ce périlleux parcours d'une manière relativement aisée et ingénieuse. Elle ne tarda d'ailleurs pas à revenir de son périple, l'objet de la convoitise en main. J'attrapai la bouteille qu'elle tendait en ma direction. Elle était à moitié vide mais ces quelques centilitres représentaient déjà une belle victoire. Je souris. «Merci beaucoup!»


« Ca ira ça ? Ou… Vous voulez que j’en cherche d’autres ? » Je me mordillai légèrement la lèvre. Bien évidemment, un si faible volume d'eau ne suffirait pas à soulager durablement la miss ni à arrêter complètement les dommages qui rongeaient probablement encore ses tissus. Toutefois, je ne pouvais pas sciemment demander à cette personne que je ne connaissais même pas de parcourir la carcasse de l'appareil et de courir par la même le risque de se blesser gravement. Je préférai donc ne rien lui imposer et me contenter de lui demander de penser à elle si par hasard elle voyait d'autres bouteilles trainer au sol. «Si vous tombez sur d'autres bouteilles, ça ne serait pas de refus! C'est pour la jeune fille là-bas....» Je me tournai légèrement afin de pointer mon doigt vers l'enfant. Je remarquai alors que la fillette s'était redressée. Elle était seule et semblait complètement sous le choc. Je culpabilisais de l'avoir laissée livrée à elle même, elle devait être tétanisée. Elle avait probablement perdu quelqu'un, une fille de son âge ne voyage que rarement sans accompagnateur. J'aurais aimé rester à ses côtés jusqu'à ce qu'elle revienne à elle mais je n'aurais ainsi rien pu entreprendre d'utile pour soulager sa douleur qui devait être atroce. Or, ignorant combien de temps cela risquait de prendre et craignant qu'assommée par la souffrance elle ne finisse par perdre conscience, j'avais préféré agir rapidement. Je reportai mon regard sur la jeune femme. «Elle s'est brûlée, c'est pas beau à voir. Mais ne vous mettez pas en danger, ce n'est pas très sûr de rester ici.» Cette remarque était également valable pour moi-même. Je commençais certes à m'accoutumer à l'odeur de la fumée mais je savais que cette dernière n'en faisait pas moins de dommages sur mon organisme. Je sentais d'ailleurs nettement que mes voies respiratoires avaient diminué de calibre.

« Vous devriez vous éloigner du feu en attendant.» «Oui, je vais aller rejoindre la jeune fille. Et vous, ça va? Votre jambe...» Je jetai un regard en direction de son mollet tout en grimaçant légèrement. La blessure ne semblait pas menacer l'intégrité physique de mon interlocutrice mais elle en demeurait toutefois relativement profonde et, quoi qu'il en soit, cela ne devait pas être agréable, ce d'autant plus que la moiteur environnante, le flux d'air provoqué par la turbine qui ne cessait de tourner ainsi que l'atmosphère chargé en particules et autres grains de sables avivaient les plaies des survivants. J'avais pour ma part été relativement épargnée par le drame et à vrai dire, nous étions beaucoup dans ce cas. Il me semblait que peu des quelques dizaines de passagers encore vivants voyaient leur pronostic vital engagé. Par ailleurs, nous étions nombreux à avoir survécu, ce qui était tout à fait étonnant étant donné la violence du crash que nous venions de subir. L'avion avait tout de même été scindé en plusieurs parties en plein vol. Une telle catastrophe n'était pas censée laisser de survivants, pas autant du moins.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 13 Mar - 12:07
La jeune femme blonde qui ne devait pas être beaucoup plus âgée que Kara répondit que ce ne serait pas de refus si elle trouvait d’autres bouteilles d’eau. En même temps, elle s’en doutait un peu. Une moitié de bouteille c’était pas génial quand on avait soif. La blonde précisa que c’était pour une jeune fille un peu plus loin. Kara plissa les yeux pour mieux voir. En effet, un peu plus loin était une petite fille de dix ans environs qui attendait, assise. Elle semblait être bien blessée au bras, rien de comparable à ce qu’elle avait à la jambe qui n’était qu’une égratignure. La jeune athlète esquissa une grimace de douleur en voyant son état. En plus, elle semblait un peu dans les vapes et dans le flou. Normal après ce qui venait de se passer. Déjà que la moitié des adultes vivants étaient tous désorientés, une gamine de cet age qui l’était déjà dans la vie normale ne pouvait pas aussi facilement prendre le dessus sur une telle situation.

D’ailleurs, maintenant qu’elle y pensait, elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu’elle avait vu à la télé, un accident d’avion avec des survivants comme ça. Après tout, ils étaient pas super haut dans le ciel, au milieu de la mer au départ ? Ils étaient revenus vers Sydney ou… Elle balada ses yeux sur l’horizon mais rien ne semblait ressembler à l’Australie ou à une quelconque île connue. La chance quand même d’avoir trouvé ce petit morceau de terre comme ça. Elle avait donc survécue… A un crash. He ben. Elle qui se pensait relativement fragile à cause de sa légèreté, elle en prenait un coup. En même temps, la femme enceinte devant elle semblait bien se porter malgré les émanations de kérosène qui rendait la respiration difficile, elle ne semblait pas s’être fait blessée dans la chute. A voir les débris disloqués partout, on pouvait assez facilement imaginer la violence du choc sur le sol ou en l’air.

Kara ne se souvenait plus vraiment ce qui s’était passé dans l’avion, un grand flou opaque et étrange. La blonde rajouta à son adresse, parlant de la gamine, qu’elle s’était brûlée et que ce n’était pas beau à voir. Puis elle lui conseilla de ne pas se mettre en danger et de ne pas rester dans le coin. La jeune femme hocha la tête plus pour la forme qu’en le pensant vraiment. Si cette gosse s’était blessée, il devait encore y avoir d’autres personnes en difficulté et elle, avec sa blessure relativement bénigne à la jambe, elle n’était pas du tout à plaindre, alors si elle pouvait se rendre utile… D’ailleurs la blonde reprit la parole après que Kara lui ai conseillé de rester loin du feu, lui disant qu’elle allait rester près de la jeune fille. Elle lui demanda si elle ça allait avec sa jambe. La jeune fille baissa la tête vers la fameuse blessure qui la picotait à présent. La chaleur ambiante, le sel et le sable étant certainement la cause de cette gêne… Si elle trouvait de l’eau elle n’aurait qu’à laver doucement sa plaie avant de se faire un bandage improvisé. Les secours s’en chargeaient à leur arrivée, ce n’était pas grave. Elle agita doucement sa main.


_______« C’est rien. Dans quelques jours j’aurais plus rien. »

Elle toisa la plage du regard comme si elle était sur son terrain de course, évaluant la manière dont elle allait courir, quand elle allait accélérer, garder le rythme, ralentir… Mais c’était largement différent. Elle essayait de repérer des signes de vies en difficultés ou des gens ayant besoins d’aide. Elle scruta le sol et vit un homme en costume accroupit près d’une femme inconsciente. Un docteur ? Elle se tourna vers la blonde.

_______« Restez près d’elle. Si je trouve encore de l’eau je vous la ramène. »

Elle n’avait pas franchement envie qu’une femme enceinte se balade là dedans avec des morceaux de fer partout. Il ne manquerait plus qu’elle ne meurt avec son bébé, niveau moral ce serait encore pire. Kara fit son chemin jusqu’à l’homme en noir qu’elle avait aperçu. Il était entrain d’essayer de ranimer une femme. La jeune fille n’était pas experte mais d’après elle, il savait ce qu’il faisait. Elle hésita un moment avant de se pencher.

_______« Vous avez besoin d’aide ? Je peux faire quelque chose ? »

Apporter de l’eau notamment… Porteuse officielle d’eau peut être même ! Même si elle avait souvent fréquenté les hôpitaux avec les blessures de sport qu’elle s’était déjà faite, elle ne savait pas bien ce dont un médecin pouvait avoir besoin. Elle releva la tête, sans savoir bien quoi faire. Et cette impuissance l’énervait au plus haut point. Elle qui savait quoi faire à tel moment, toujours conseillée par un dizaine de personnes et la grosse voix de son entraîneur, elle se retrouvait toute seule et elle comblait son impression d’insécurité grandissante en voulant à tout prix faire quelque chose, n’importe quoi.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 13 Mar - 13:55


« C’est rien. Dans quelques jours j’aurai plus rien. ». Je hochai la tête. Elle avait probablement raison, à condition que les renforts arrivent rapidement. Le cas échéant, nous risquions tous de faire face à des soucis d'ordre infectieux, d'autant plus que l'atmosphère humide et moite était propice à ce type de désagréments. Cette perspective ne me préoccupait toutefois pas outre mesure. En effet, j'étais persuadée que nous serions rapidement secourus. Un boeing 777 ne peut pas totalement disparaître des radars sans laisser de traces, d'indices concernant sa localisation. Ils finiraient par nous trouver, si ce n'était pas déjà fait. En attendant, il fallait survivre et limiter les dégâts, tenter de maintenir en vie les blessés les plus critiques.

Une question traversa mon esprit. Je me demandais s'il y avait sur cette foutue plage un médecin, un infirmier, un secouriste, une personne a minima habilitée à gérer les urgences vitales jusqu'à l'arrivée de la relève. L'homme qui s'acharnait à réanimer la femme en rose semblait s'y connaître, de même que le survivant qui s'efforçait d'arrêter une hémorragie quelques mètres plus loin mais peut-être était-ce simplement l'impression donnée par l'assurance dont ils faisaient respectivement preuve. J'avais également peur pour mon bébé ainsi que pour ma propre personne. J'allais relativement bien mais pour combien de temps encore? Certes, les contractions s'étaient interrompues mais le risque était loin d'avoir disparu. Au contraire, il était augmenté par chaque seconde que je passais sur cette île. Pourvu qu'il y ait un médecin sur cette satanée plage.

Je chassais brusquement mes inquiétudes de mes pensées, me persuadant que tout irait bien. J'étais à un mois du terme, cela représentait un délai largement suffisant. Même des secours en pirogue auraient le temps de nous trouver d'ici là. Je me concentrai à nouveau sur la jeune femme. « Restez près d’elle. Si je trouve encore de l’eau je vous la ramène. ». J'opinai à nouveau du chef. Elle était courageuse, ce qui était fort respectable. J'aurais également aimé faire de même au lieu d'être contrainte de fuir à l'écart du danger mais je me devais de préserver le bébé, aussi frustrant que cela puisse être. J'esquissai un léger sourire et levai la bouteille. «Merci beaucoup, vraiment. Soyez prudente!».

Nous nous éloignâmes l'une de l'autre simultanément. Sur le chemin du retour, je lançai un regard à la carcasse de l'avion. L'aile commençait à tanguer légèrement ce qui n'était pas très rassurant. Arrivée à hauteur de la jeune fille, je me laissai tomber sur les genoux. «Hey, tout va bien se passer». J'esquissai un sourire tout en ouvrant la petite bouteille. Le pouvoir des mots est impressionnant, j'en avais fait les frais quelques mois plus tôt. C'étaient de simples mots prononcés par un salopard qui m'avaient poussée à garder le bébé. Je fis une légère moue puis me concentrai à nouveau sur la miss. «Ma puce, donne moi ton bras, ça va te faire du bien.» J'attrapais délicatement son avant-bras en m'appuyant sur les zones non lésées puis fis doucement couler le contenu de la bouteille légèrement en amont du point le plus proximal de la brûlure. Tout allait bien se passer.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Mar 15 Mar - 18:30
    Le contraste entre la douleur qui ne cessait de dévorer son bras et l’absence de sensations dans le creux de sa paume avait quelque chose d’un brin effrayant. Peut-être que les nerfs étaient touchés ? Non, le feu ne faisait pas ça. Enfin, Malory n’en savait rien. Avoir une mère chirurgienne la rendait simplement plus apte à paniquer pour un rien. Après tout, des tas de personnes nécessitent des opérations chaque jour. Peut-être qu’ils l’endormiraient tout en la faisant compter de dix à zéro. Peut-être aussi que la peau d’une personne décédée allait remplacer la sienne pour éviter que sa chair ne reste à nue et marquée pour toujours. Plus les idées s’implantaient au creux de son esprit, plus l’enfant se sentait mal moralement. La peur s’était immiscée bien trop rapidement dans sa tête. Les secours allaient arriver bientôt, n’est-ce pas ? Des gens en tenues blanches et oranges, ou toute autre couleur bien visible. Dans leurs bras, des médicaments, de l’eau. Ils sauveraient tout le monde. Un sanglot s’échappa des lèvres de la petite au moment où une voix lui lança que ça allait aller, que tout allait bien se passer.

    « Maman ? »

    Non, la même personne que plus tôt. Une jeune femme a l’air doux et dont le ventre laissait témoigner la présence d’un second être. Un tout petit et fragile. Comme chaque individu l’avait été autrefois. Ce fut la vision de ce ventre peu attirant mais porteur d’espoir qui la soulagea le plus à cet instant. Les larmes restèrent dans ses yeux au lieu de se déverser et sa tête effectua un simple mouvement de haut en bas, juste quelques secondes, pour prouver qu’elle avait enregistré les mots. Le sourire aussi semblait réconfortant. Son père avait le même lorsqu’enfant elle le réveillait par des cris à cause d’un cauchemar. Sauf qu’à présent, Malory ne cherchait plus les monstres sous son lit mais autour d’elle. Le plus gros de tous était cet appareil qui avait échoué à transporter autant d’innocents. Le second se trouvait être le soleil, qui brûlait trop et donnait mal à la tête.

    L’enfant laissa son bras être déplacé, tout en essayant de ne pas crier. Le moindre contact ou mouvement lui donnait l’impression d’avoir enfoncé sa chair dans un brasier. Pourtant, l’eau qui glissa sur les plaies lui fit un bien fou, une fois la chair habituée. Le sable fut ainsi dégagé et la sensation de piqure s’évanouit, lui permettant de se sentir un brin mieux. Cela n’avait rien de miraculeux et ne sauvait pas la situation mais, aux yeux de Malory, cette eau était un trésor plus que précieux. La blondinette effectua alors un test, laissant ses doigts se mouvoir légèrement. La sensation d’engourdissement s’était atténuée. Ce qui lui permettait d’être plus concentrée sur la situation.

    « Merci. »


    Ce mot si simple représentait à lui seul la reconnaissance de la fillette qui était encore trop sous le choc pour faire de longues phrases de toute manière. Sa main valide effleura, avec une grande douceur, le ventre de la jeune femme. Le bébé allait-il bien ? Voilà ce que Malory cherchait à demander. C’était sans doute le plus jeune passager à bord, il fallait qu’il s’en sorte. Juste pour être capable de voir le monde au moins une fois. La mine de la brûlée passa d’inquiète à plus douce, sans qu’elle ne soit encore totalement rassurée. Il y avait tant de questions dans son esprit et sa vis-à-vis ne connaissait sans doute pas les réponses. Comme les autres malheureux présents.

    « Je… »


    Une pause. Brève, le temps que tout lui revienne.

    « Je m’appelle Malory. J’étais avec ma mère qui… Enfin… Son siège a disparu et… »


    Non, ne pas parler de cela. Ça ne risquait pas de lui faire du bien. Au lieu de poursuivre son discours, la gamine préféra se concentrer sur son poing. Le serrer. Puis le laisser se relaxer. Visiblement, son bras et ce qui y était relié était encore utilisable, ce qui était tant mieux.

    « Je veux rentrer à la maison… »


    La plainte lui échappa sans qu’elle ne le veuille et un soupir passa ses lèvres tandis que son regard se levait vers son aînée. La pauvre, cela devait être encore plus difficile pour elle. Les adultes n’avaient personne pour veiller sur eux et, en plus, ce petit être dans son ventre lui demandait de ne pas faire trop d’efforts. Attendre les secours risquait de devenir difficile s’ils devaient passer trop de temps ici.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Sam 19 Mar - 18:16
La douleur était insupportable. La dernière fois qu'il s'était senti aussi mal, sa femme était en train de mourir sous ses yeux et en quelques secondes, il avait perdu la personne la plus chère à ses yeux. Mais cette fois-ci, c'était différent. Son monde s'écroulait littéralement. La douleur était réelle, elle l'empêchait de respirer, le faisait suffoquer alors qu'il essayait désespérément de reprendre son souffle. Mais à quoi bon ? Il ne voyait même pas où il se trouvait, ses yeux refusaient de s'ouvrir, comme si ses paupières étaient collées. Même chose pour sa gorge : elle était sèche et il avait beau essayer de parler, aucun son ne sortait de sa bouche. Dans son esprit, les souvenirs s'entremêlaient brutalement, ne lui laissant aucune seconde de répit. Il crut que sa tête allait exploser lorsqu'il remonta à toute vitesse le temps, se rappelant brusquement que quelques minutes plus tôt, il se trouvait confortablement assis dans son siège d'avion, en train de regarder par le hublot. A côté de lui, une jeune femme somnolait, un air paisible sur son visage. Tout allait bien. Et la seconde d'après, l'avion se mettait à trembler de façon incontrôlable, jusqu'à ce qu'un masque à gaz ne se détache et ne vienne frôler le nez de Dean. Lorsque sa voisine s'était mise à hurler de frayeur, il se rappelait lui avoir attrapé le poignet afin qu'elle se calme et lui avoir sourit alors que l'avion piquait du nez doucement, puis de plus en plus vite, vers l'océan.

Il avait cru mourir et pourtant, à en croire la douleur qui irradiait tout son corps, il était bel et bien vivant. Ses doigts remuèrent faiblement et lorsqu'il les détendit, quelques grains de sable s'échappèrent de ses mains. Ou du moins, ce qu'il identifia comme du sable, étant donné que ses yeux étaient toujours fermés. La panique commençait doucement à le gagner tandis que ses mains agrippaient cette fois-ci rageusement le sable, comme si ce dernier était responsable de ce qui lui arrivait. Lorsqu'une vague de douleur, plus intense cette fois-ci, le fit hurler, ses oreilles se débouchèrent et il comprit qu'il se trouvait au beau milieu du chaos. Sous le choc, ses yeux s'ouvrirent également, mais il dut les refermer bien vite à cause du soleil. Lorsqu'il put les rouvrir, ses yeux s'étant habitués à la présence de la lumière douloureuse, il ne vit rien de plus : en effet, sa vision était brouillée, presque floue. Lorsqu'il essaya de tourner la tête, le monde se mit à tourner si vite que Dean en fut écœuré. Mais il n'avait pas besoin de voir pour comprendre ce qui était en train de se passer : l'avion dans lequel il avait embarqué le matin-même s'était écrasé et à présent, il se trouvait ici, sur cette plage, au beau milieu des débris fumants de l'appareil et des autres survivants. Il entendait leurs cris, il les voyait courir autour de lui mais personne ne semblait faire attention à lui. La panique régnait et Dean savait, par expérience, qu'il faudrait des heures pour que le calme règne à nouveau après une telle catastrophe. « A... l'aide... » Un gémissement, presque imperceptible à l'oreille, le fit tressaillir. Il tourna la tête vers la droite et remarqua que la femme assise à côté de lui dans l'avion était allongée là, le visage livide. Seule sa respiration faible et heurtée indiquait qu'elle était toujours en vie. Mais lorsque Dean remarqua qu'elle était couverte de sang, il comprit que s'il ne l'aidait pas, elle risquait de ne pas tenir très longtemps. Prenant une profonde inspiration, il esquissa un mouvement pour se redresser... mais fut arrêté dans son élan et retomba mollement dans le sable. Lorsqu'il réalisa pourquoi il ne pouvait pas se lever, son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine, ne voulant pas croire au fait que sa voisine était condamnée par sa faute.

Un épais morceau de métal recouvrait la plus grande partie de son côté gauche, des épaules jusqu'au milieu de la cuisse. Furieux, il tenta de s'en débarrasser tout seul mais le morceau était bien trop lourd pour pouvoir être manipulé. « Je... » Il tourna de nouveau la tête vers la jeune femme et constata avec horreur qu'elle avait fermé les yeux. Le sang continuait de jaillir hors de son corps, comme dans un mauvais film d'horreur. Non ! « Accrochez vous ! » balbutia-t-il tandis qu'il tendait sa main valide vers elle, l'atteignant à peine. Il tenta d'atteindre tant bien que mal la source de la blessure mais elle était trop importante, et dans la position dans laquelle il était, il ne pouvait rien faire, juste la regarder se vider de son sang. « Non... C'est... Accrochez vous... » continuait-il sans comprendre que ses efforts étaient inutiles : la jeune femme était déjà morte. Mais lui, en état de choc, ne pouvait pas y croire. Pas alors que seulement quelques heures plus tôt, elle était en vie, assise à ses côtés. « A l'aide ! » lança-t-il désespérément aux personnes qui passaient devant lui sans le voir. « AIDEZ NOUS ! » La douleur le fit tousser et il réalisa pour la première fois depuis qu'il était réveillé qu'il était blessé, probablement à cause du débris de l'appareil qui l'empêchait de bouger. Mais tout ça n'avait pas d'importance pour le moment : toujours persuadé de pouvoir sauver le cadavre à côté de lui, il se mit à hurler de plus en plus fort pour qu'enfin, on s'intéresse à lui.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Jeu 14 Avr - 22:58


«Maman?» La voix étranglée de la jeune fille attira mon attention. Je reposai la bouteille désormais vide sur le sable chaud et lui lançai l'esquisse d'un sourire se voulant rassurant mais dont la discrète crispation trahissait mon léger embarras. Je ne savais pas comment me comporter face à cette gamine qui se retrouvait confrontée au vide de l'angoisse, à l'inacceptable réalité de la douleur et aux tourments de la solitude. J'étais censée trouver le moyen de la rassurer alors que j'étais moi-même loin de l'être. Il s'agissait de ravaler sa peur, de mettre de côté son envie de s'enfuir en courant et de poser sur son visage un masque d'assurance, de confiance et de sérénité, tâche ardue lorsque la panique et les stigmates de l'effroi vous tiraillent les entrailles.

«Merci.» J'élargis mon sourire tout en opinant du chef. Mon interlocutrice semblait revenir peu à peu à la réalité et reprendre véritablement conscience de la situation ce qui me rassura. Sa main effleura soudain mon ventre. Je sursautai discrètement. Je repris conscience de mon état. La grossesse, les contractions. J'avais l'impression d'être sortie d'affaire pour le moment. Toutefois, je commençais légèrement à m'inquiéter pour le bébé qui n'avait pas donné signe de vie depuis le crash.

«Je... Je m’appelle Malory. J’étais avec ma mère qui… Enfin… Son siège a disparu et…» Je fronçai les sourcils. Je me doutais qu'elle devait avoir perdu la trace de sa mère. Je ne pouvais qu'imaginer le type de pensées qui devaient traverser son jeune esprit à cet instant précis. J'étais passée par là quelques années auparavant. A vrai dire, j'en étais toujours au même point à l'heure actuelle. Je m'accrochais aux souvenirs, au passé, à un espoir irrationnel mais pourtant si prégnant et faussement salvateur alors que ma mère ne vivait que grâce à l'assistance de quelques machines depuis des années déjà. Vivre était d'ailleurs un grand mot. Son caractère, sa personnalité, ses travers, ses qualités, son identité, tout cela ne persistait plus que dans ma mémoire. Aucun trait ne venait troubler son visage trop paisible. Je m'efforçai de chasser ces pensées parasites et me concentrai sur Malory. Le flux de parole de la jeune fille s'interrompit soudain. Je remarquai qu'elle s'efforçait de mobiliser son membre brûlé afin de vérifier qu'il était encore fonctionnel. J'étais quelque peu impressionnée par cette initiative, peu d'enfants de son âge auraient eu ce réflexe. Alors que je restais suspendue à ses lèvres, je crus percevoir un cri qui émanait du cœur de la carcasse. Ce dernier parvint à peine à résonner jusqu'à moi mais cela suffit à attirer mon regard en direction de sa provenance.

«.... AIDEZ NOUS!». L'appel se faisait plus perceptible à présent que mon attention avait été captée. Je ne parvenais toutefois pas à distinguer la silhouette de la personne qui continuait à crier et dont chaque hurlement me tordait davantage le cœur. Ainsi exposée à la souffrance, je ne pouvais que contempler mon inutilité. J'étais incapable de me déplacer aussi loin. J'avais envie de secouer les quelques individus qui erraient à quelques pas de la scène, hagards et sans but, comme empêtrés dans les pièges de leur propre esprit.

«Je veux rentrer à la maison» Je reportai mon regard sur Malory. Je réalisai que m'occuper d'elle était également un moyen de me protéger. Le rôle que je m'étais confiée me permettait de me réfugier dans une bulle, loin de l'agonie et des supplications qui m'atteignaient comme autant de coups de poignard. Je regagnai mon cocon et pris une voix douce. «On va retrouver ta maman Malory, on va la retrouver. Les secours vont arriver et on va tous rentrer chez nous. Il va juste falloir que tu sois très courageuse pendant quelques temps encore, d'accord?»

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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Jeu 14 Juil - 12:51
Le chaos ! C'était tout simplement le chaos sur cette plage. Tout le monde criait, pleurait... Heureusement que certaines personnes voulaient se rendre utile en allant aider les personnes en danger, sinon on allait pas s'en sortir ! Je venais d'aider sur jeune femme enceinte très mal en point, qui d'ailleurs, en regardant bien, n'avait pas suivi mes conseils. Je lui avait bien dit de rester assise jusqu'à mon retour, mais son âge d'aventurière en avait décidé autrement et elle avait décidé de porter secours à une jeune fille. Moi, de mon côté, j'aidais toujours la même vieille dame, qui ne donnait toujours aucun signe de vie. En plus si elle arrivait à s'en sortir, elle serait séparée de son mari, celui-ci étant mort lors du crash, la queue de l'appareil s'était arrachée en plein vol, et n'avait pas atterri au même endroit que nous.

Alors que j'enchaînais les massages cardiaques et bouche-à-bouche, Rose repris enfin connaissance. Elle toussa violemment pour évacuer la mauvais oxygène, et se ré-alimenter avec une nouvelle. A gauche, à droite, devant et derrière moi, des appels à l'aide ce faisait entendre. Eh bien, je n'avais jamais eu autant de patients dans une seule journée moi ! Donc, j'aidais la femme afro-américaine à se redresser, et je la mettais dos à un débris de l'avion sur lequel elle pouvait rester en position assis. Je l'avais promis à la femme enceinte, je lui avais dit que j'allais bientôt être de retour. Même si apparemment elle n'avait plus besoin de moi, les gens dont elle s'occupait, si.

Et c'était reparti pour un sprint endiablé digne d'un Usain Bolt dans un jour de grâce. En prime, 100 mètres haies en essayant de sauter certains morceaux métalliques de l'avion avec succès. Et pour le plaisir, une petite glissade pour arriver aux côté de la jeune femme enceinte. J'étais à côté d'elle, mais apparemment elle n'avait plus besoin d'aide. Ce n'était pas le cas de tout le monde. Au loin, un homme en sur-poids, avec des cheveux longs et bouclés, vêtu d'une chemise bleue et blanche.. mais.. je l'avais déjà cet homme.. Enfin, je sais pas, mais il avait une tête qui ne m'était pas inconnue..
Bref, cet homme là, semblait blessé, et n'arrivait pas à se relever..



    JACK ♣ I don't trust myself. How am I supposed to trust you, Invité?


Dernière édition par Jack Shephard le Mer 20 Juil - 21:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Dim 17 Juil - 12:24
Jamais Aaron ne s'était senti aussi heureux d'être en vie. Combien de temps avait duré la chute libre de l'avion ? Il n'en savait rien, à partir du moment où les convulsions de l'appareil avaient commencé à être violentes, il avait perdu toute notion du temps. Il était certain d'une seule chose : il n'aurait pas du être vivant, pas après un choc d'une telle violence. Et pourtant, il sentait le sable brûlant sur sa peau... Il était en vie.
Le vol s'était d'abord déroulé sans encombre : Rachel s'était endormie à côté de lui non sans lui avoir répété une bonne dizaine de fois à quel point ils avaient failli rater à cause de lui, puis ce fut au tour d'Aaron de piquer du nez, rassuré par la présence, même endormie, de sa sœur. Lorsqu'il avait rouvert les yeux, l'avion était secoué de tremblements incontrôlables et autour de lui, les autres passagers hurlaient. Il se rappelait avoir attrapé la main de Rachel : elle était étrangement calme mais ses yeux brillaient et agrippait à la main de son frère comme s'il s'agissait de son dernier espoir. Alors qu'il allait lui mentir en lui promettant que tout irait bien, l'avion avait entamé sa chute dans le vide et Aaron avait perdu connaissance rapidement. La dernière chose qu'il entendit avant de fermer fut le cri de Rachel, qui appelait à l'aide.
Rachel. Avait-elle survécu, elle aussi ? La panique s'empara de lui tandis qu'il ouvrait brusquement les yeux, avant de les refermer aussitôt, aveuglé par le soleil. Peu à peu, ses oreilles, qui semblaient avoir explosé lors du crash, se remirent à fonctionner : lorsqu'il fut conscient du vacarme ambiant qui l'entourait, Aaron se surprit à penser qu'il aurait préféré être sourd, finalement. Il ne s'agissait pas de simples cris mais de véritables hurlements de terreur de personnes, qui, comme Aaron, se réveillaient et réalisaient l’ampleur de la situation. Leur avion s'était écrasé et le décor, aussi paradisiaque soit-il, ne suffisait pas à réduire leur panique.

Aaron avait du mal à rester concentrer sur ce qu'il devait faire. Sa tête était lourde et le paysage tournait dangereusement autour de lui. Il parvint finalement à se relever non sans étouffer une exclamation de douleur : jusqu'ici, il ne s'était rendu compte de rien mais à présent, la douleur dans sa jambe était bien réelle. Elle s'évanouit cependant bien vite lorsqu'il repéra, à quelques mètres de lui, une chevelure brune et bouclée qu'il connaissait bien. Le cœur battant, il se précipita en boitant vers elle, priant de tout son cœur pour que Rachel soit saine et sauve.
Avant même qu'il ne regarde son visage, il sut que quelque chose n'allait pas : le corps de sa sœur était d'une pâleur fantomatique et la position de ses jambes n'avait rien de naturelle comme brisée.
- Aaron ?
La voix de la jeune femme n'était plus qu'un murmure. Elle devait souffrir le martyre, pourtant elle souriait, comme soulagée que son frère l'accompagne dans cette dernière épreuve.
- Tu es là...
- Chut Rachel, ne dis rien d'accord ? Tu vas t'en sortir et tout ira...
Il ne put aller plus loin : lui-même n'y croyait plus. Sa sœur allait mourir, ce n'était plus qu'une question de minutes et il ne pouvait rien faire pour échapper à cette issue fatale.
- Je suis désolé... murmura-t-il tandis qu'il embrassait tendrement le front de sa sœur pour la dernière fois. Il essayait de retenir ses larmes mais il n'y arriva pas, et il ne comprenait pas pourquoi sa sœur restait aussi calme, aussi paisible, alors que lui était complètement bouleversé.
- Ne le sois pas... parvint-elle à articuler avant de cesser de respirer.

Aaron resta plusieurs secondes sans rien faire, incapable de bouger. Le paysage continuait de tanguer autour de lui, accentuant son impression que tout cela n'était qu'un mauvais rêve et qu'il lui suffisait de se réveiller pour retrouver sa sœur, souriante et en bonne santé. Mais il ne se réveillerait pas et Rachel était morte pour toujours.
Soudain, il fut incapable de regarder une fois encore le cadavre de sa sœur : poussant un cri de rage, il se leva et fit volte-face avant de s'éloigner de l'endroit où Rachel était morte. Ignorant la douleur qui lui vrillait la jambe, il commença à courir à travers les restes de l'avion. Son but : partir le plus loin possible de cet endroit comme si cela suffirait à effacer le chagrin qu'il ressentait. Il courait à perdre haleine, ignorant les cris et les pleurs et finit par se cogner violemment contre un homme en costume noir, à l'allure de héros, qui regardait autour de lui. Le choc fut tituber Aaron qui s'effondra bientôt dans le sable, sans chercher à se relever.

Comment avait-il pu se réjouir, quelques minutes plus tôt, d'être encore en vie ? A présent, la seule chose qu'il désirait, c'était mourir.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Mer 27 Juil - 20:53
    Jamais Yuna n'avait eu aussi peur de sa vie. Elle n'aimait pas beaucoup les transports en commun, d'ailleurs, la première fois qu'elle avait du prendre l'avion, elle n'avait vraiment pas été rassurée, et n'avait pas arrêté de demander à sa meilleure amie, Aichi, quand est-ce qu'elles arrivaient. Finalement, la seconde fois, elle s'était sentie mieux ... jusqu'au moment où les convulsions de l'appareil commencèrent. Elle était restée complètement figée, avait saisie la main d'Aichi, et s'était mise à lancer des regards un peu partout tout autour d'elle. La panique l'avait envahie très vite, et malgré le message rassurant qu'avait passé le pilote, elle n'avait pu calmer sa peur. Et c'est à ce moment-là que l'appareil plongea. Elle avait eu envie de crier ; de pousser un cri assourdissant. Mais aucun son ne put sortir de sa bouche. En revanche, elle entendit le cri des autres passagers, ainsi que celui d'Aichi ... et puis soudain, plus rien.

    Quand elle reprit connaissance, la première chose qu'elle sentit fut une douleur horrible au niveau du front. Mais impossible de bouger ; elle avait l'impression d'avoir été écrasée par un éléphant, et tout ses membres étaient lourds. Elle arriva cependant à bouger la tête de côté, et sentit avec surprise quelque chose de chaud contre sa joue. Elle rouvrit subitement les yeux et vus du sable, à perte de vue. Elle voulut se relever, chose assez difficile. Elle ne savait plus du tout qui elle était et où elle était ; elle était complètement déboussolée. Très vite, des cris assourdissants lui cassèrent les oreilles, et une odeur de brûler lui prit le nez. Alors qu'elle arrivait enfin à se relever, le spectacle qui s'offrait à ses yeux fut horrible : des morceaux d'avion étaient plantés dans le sable, et parmi eux, une quarantaine de survivant. Le mal de tête de la jeune fille lui revint soudainement, et elle porta sa main à son front. Elle vit alors avec effroi qu'un filé de sang coulait de sa tête : elle se rappela alors qu'un bout de vitre l'avait coupé au niveau du front. Ça n'avait pas l'air bien grave, mais elle avait perdue assez de sang pour avoir des vertiges. Elle essaya de se souvenir de ce qui s'était passé, et se souvint en particulier du cri d'Aichi ...

    Aichi. Où était-elle ?

    Yuna essaya d'oublier sa blessure à la tête, et se mit sur ses deux pieds, manquant de tomber. Elle regarda tout autour d'elle, mais avait du mal à discerner quelqu'un qui puisse ressembler à Aichi. En fait, Yuna était myope, et avait du mal à voir les détails lointains. Avec ces vertiges et ce mal de tête, ça ne s’arrangeait pas ... elle voulut alors questionner quelqu'un, mais tout le monde ici avait l'air d'avoir ses propres problèmes et puis ... comment trouverait-elle quelqu'un pouvant parler japonais ? Elle devait avoir un niveau d'anglais de CM2 ... et encore. Elle ne connaissait que les formules de politesses basiques et quelques mots. À vrai dire, elle n'avait appris que quelques phrases utiles pour réserver une chambre d'hôtel une fois arrivée à Sydney. Donc, elle ne pouvait demander de l'aide à personne. Elle n'avait pas le temps de chercher à s'exprimer avec des gestes ...

    Yuna s'avança parmi les passagers. Elle avait du mal à comprendre ce qui se passait autour d'elle ; en fait, elle faisait un effort surhumain pour éviter de tomber dans les pommes. Elle avait horreur du sang, donc la surprise avait été vraiment grande pour elle ... du sang sur les mains ... et de partout autour d'elle ! Beaucoup de personne étaient blessés. Et, dans un sens, c'était plutôt incompréhensible. Il y avait beaucoup de personne vivante d'un tel crash. Incroyable, non ? Elle-même n'avait sûrement pas une blessure trop grave, du moins, elle l’espérait ; elle n'avait pas vraiment envie de s'occuper de soi-même en ce moment. Elle voulait voir Aichi, c'est tout ... et c'est alors qu'elle l'a vit. Là, tout près ... assez près pour qu'elle soit sûre de son identité. Assez près qu'elle pouvait reconnaître ses petits yeux en amandes. Ses petits yeux ... qui, là, étaient fermés ...

    Le choc fut trop dur, la jeune fille tomba sur les genoux. Elle ne l'avait pas vu directement, mais ... Aichi était complètement écrasée par un grand morceau d'avion. Une énorme flaque ... enfin, on ne pouvait pas vraiment appeler ça une flaque mais ... il y avait énormément de sang. Le sable en était complètement imprégné. Le sang d'Aichi. Les larmes coulèrent sur les joues de la jeune japonaise mais, une fois de plus, aucun son ne sortit de sa bouche. Elle était trop choquée pour dire quoi que ce soit ou même pour crier quoi que ce soit. Elle s'approcha finalement à quatre pattes de son amie. Elle lui prit la main ; malgré le soleil qui tapait très fort, la main d'Aichi était glacée. Elle était morte. Malgré ça, Yuna voulait croire qu'il y avait encore de l'espoir. Elle voulait appeler de l'aide. Oui, il y avait sûrement encore une chance. Encore une chance de pouvoir la sauver. La jeune japonaise se releva subitement, mais retomba sur ses genoux tout aussi vite. Elle avait très mal à la tête. Elle se releva de nouveau, plus lentement. Elle releva la tête et vit un groupement de personne un peu plus loin. Enfin, un "groupement" ... elle fit quelques pas vers leur direction, et s'écroula sur le sable. Elle était encore consciente, mais incapable de bouger. Elle avait mal, et très chaud. Et aussi très peur ...
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Lun 1 Aoû - 12:05
Qui l'aurait cru... Brenda avait pris ce vol en quête de ses rêves, mais y avait trouvé son pire cauchemar. Tout s'était passé tellement vite... Une zone de turbulence puis, la queue de l'avion était partie, une rangée derrière elle. La jeune femme avait été tellement secouée que ce fut son voisin qui dut lui mettre son masque à oxygène. Elle tentait de respirer, les yeux embuées de larmes... Si elle avait sut qu'elle allait mourir, Brenda aurait prit le temps de serrer son amie dans ses bras, se vider complètement le cœur auprès de son père et peut-être même se rapprocher de sa mère... Elle ferma les yeux attendant le choc imminent.

Ensuite, tout devint noir, elle s'était réveillée, mais pas dans son lit. Tout cela était bel et bien réel. Il y avait un bruit assourdissant, les gens criaient, pleuraient, chacun cherchaient à sauver leur peau. Brenda porta sa main à sa tempe qui saignait, mais au moins c'était seulement une blessure superficielle. Elle se retourna, cherchant des yeux celui qui l'avait aidé à bord de l'avion et eut une vision d'horreur. Ce dernier était à quelques mètres d'elle, coincé sous un énorme morceau de l'avion, sa voix pas plus élevée qu'un râle. Il y avait tellement de sang...

Luttant contre un haut le cœur, la fille du journaliste accouru, sachant au font d'elle qu'il était condamné... Non! Il fallait essayer! Il le fallait... Elle tenta d'abord de le tirer, mais voyait que ça ne faisait qu'aggraver la situation. Elle tenta par la suite de soulever le morceau métallique. Ce qui s'avérait être un combat perdu d'avance, vu la frêle forme de la jeune femme. Brenda n'avait pas une constitution particulièrement délicate, mais on voyait bien qu'elle n'avait pas de forces dans les bras.

Désespérée, elle regarda autour d'elle, les larmes menaçant de couler à nouveau.

'' À L'AIDE!!! JE VOUS EN PRIE!!! QUELQU'UN EST COINCÉ LÀ-DESSOUS!!!''

Comment quelqu'un pourrait-t-il l'entendre dans tout ce vacarme, au moins dix personnes pourraient crier la même chose à la fois. Brenda se laissa tomber sur ses genoux, pleurant d'une manière incontrôlable.
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MessageSujet: Re: THE PILOT ⇒ tous les survivants   Mar 2 Aoû - 20:17


Assise près du hublot à l'avant d'un avion en partance pour Sydney, j'étais perdue dans ses pensées. Il n'y avait personne à côté de moi, et c'était plutôt une bonne chose, je ne se sentais pas capable de tenir une conversation. En fait, la seule chose que j'avais envie de faire, c'était dormir. J'étais épuisée, j'en avait vraiment besoin. Mais quelque chose m'en empêchait, une appréhension, une peur tapie en moi depuis quelques années déjà. Tant que mon mari serait à mes trousses, je ne trouverais pas le repos. J'étais pratiquement sûre qu'il n'était pas dans l'avion actuellement mais j'avais tout de même peur. Il avait fait de moi une fugitive, une femme craintive et paranoïaque. C'est sur cette pensée des plus négatives que mes yeux se fermèrent doucement. Mon esprit repoussait le sommeil, mais mon corps y succombait malgré lui. Et bientôt, je ne fus plus capable d'aligner une seule pensée cohérente.

Je fus tirée de son assoupissement par une énorme secousse de l'avion. Je me redressai brusquement et attachai sa ceinture sans que personne ne me le demande. Je n'étais pas la personne la plus rassurée du monde en avion. Surtout que les turbulences que nous étions en train de traverser étaient plutôt violentes. Loin de s'estomper, elles s'intensifiaient. Que se passait-il ? Je ne savais pas combien de temps s'étaient écoulé depuis leur commencement, mais je savais que ce n'était pas normal. Je n'étais pas croyante ou superstitieuse, je n'avais rien à quoi m'accrocher et la peur montait en moi. Ma vie n'avait pas été la plus heureuse du monde mais je ne voulais pas mourir, j'avais encore des choses à vivre, mon histoire à réécrire. Autour de moi, je pouvais voir que les gens semblaient penser la même chose. La peur était présente partout ici, l'atmosphère était électrique.

Et soudain, tout bascula. Quelque chose explosa dans l'avion et la queue se détacha. A partir de là, ce fut le chaos le plus complet. Des éléments de l'avions, des valises, et même des passagers étaient aspirés dans l'air et volaient partout dans l'habitacle, donnant une vision d'apocalypse. A ce moment, je ne me faisais plus aucune illusion sur la suite des évènements, nous allions nous écraser en plein milieu de l'océan. Puis tout serait terminé.


***

Je suffoquai... J'avais besoin d'air. Prise d'un pur instinct de survie, je battis des pieds et des jambes pour remonter à la surface. Je pus respirer à nouveau et je le fis, inhalant beaucoup d'air, continuant à lutter pour rester en dehors de l'eau. Quand l'oxygène revint vers mon cerveau et que je pus reprendre mes esprits, je constatai que je n'étais pas en eau très profonde. Au bout de quelques brasses, je pouvais poser pied à terre. Étrangement, au lieu de paniquer à nouveau, je réussis à analyser la situation rapidement. Comme prévu, nous nous étions écrasés. Le filet de fumée noire qui provenait de la plage quelques mètres plus loin en témoignais. Je devais le rejoindre, voir s'il y avait des survivants. Je craignais vraiment d'être la seule. Je ne savais pas comment j'avais perdu connaissance dans l'avion mais j'étais au moins vivante. Blessée certainement, mais vivante.

Je mis un pied sur la plage quelques minutes plus tard, dévastée devant le spectacle qui s'offrait à moi. L'apocalypse continuait ici. Je songeai quelques instants me laisser tomber sur le sable, fermer les yeux et à tout oublier mais je ne pouvais pas. Il fallait que je fasse quelque chose. J'entrepris donc de marcher en direction des cris mais je m'arrêtais, choquée par un tout nouveau spectacle. Un des réacteurs de l'avion, échoué sur le sable, continuait de tourner. Et une femme venait d'être happée par ce même réacteur...Je voulus crier mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je restai là, quelques secondes puis me remis en route, contournant soigneusement le réacteur. Beaucoup de gens étaient choqués et se contentaient d'appeler le nom de leurs proches ou de comprimer leurs blessures sanguinolentes.

Je voulais aider, comme cet homme en costume noir qui courrait partout depuis tout à l'heure. Je n'avais aucune compétence médicale ou en sauvetage, mais si je restais inactive, je perdrais pied à tous les coups. Je sentais un filet de sang chaud couler de mon visage mais je l'ignorais, me concentrant sur les différents appels au secours. Je vis tout d'abord un homme courir en boitant, visiblement gravement blessé à la jambe. Je voulus lui emboîter le pas mais il semblait fuir quelque chose et je ne pus le suivre, j'étais trop loin. Soudain, je vis une silhouette, ramassée sur le sable. Je fonçai en sa direction. C'était une jeune femme visiblement. Je me suis rapprochée d'elle, . Elle était allongée sur le sable, consciente mais apparemment trop faible pour se lever ou crier. C'était une jeune asiatique, j'ignorai si elle parlait anglais mais je devais essayer de faire quelque chose pour elle. Elle ne pouvait pas rester là. Je m'agenouillai auprès d'elle et demandai lentement :

- Êtes vous blessée ? Puis-je faire quelque chose pour vous ?

Au loin, une autre jeune femme pleurait, à genoux dans le sable. Je n'étais pas une aventurière mais ce crash venait de me révéler quelque chose : je ressentais le besoin d'aider, je voulais sauver tous ces gens.

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