Le crash du vol Oceanic 815



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 Le crash du vol Oceanic 815

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MessageSujet: Le crash du vol Oceanic 815   Mer 6 Mar - 16:00
C'est un contexte très particulier qui a fait que j'étais dans cet avion. La mort de mon père quelques jours avant. J'allais aux Etats-Unis pour l'enterrer. Je voulais tourner la page, que ce soit terminé pour de bon. Je ne voulais plus avoir cette tâche sur le dos pendant encore longtemps. Je m'étais d'ailleurs disputé avec une femme, agent d'embarquement, Chrissy de son prénom, à propos du cercueil de mon père, qu'ils ne voulaient pas admettre dans l'avion. Finalement, en discutant presque calmement, j'avais réussi à le faire mettre en soute.. C'était déjà ça de pris ! Après ça, pour aider à me calmer, j'étais allé faire un tour au bar de l'aéroport, endroit où j'ai rencontré une Ana-Lucia, qui avait pour place 42F si mes souvenirs sont bons. Moi, j'étais en 23A, donc quasiment l'opposé de cette fille, à qui j'avais promis de boire un verre au bord de l'avion pendant le voyage. Maintenant ? C'était trop tôt, et aussi.. la flemme, je l'avoue. J'étais bien calé dans mon siège, regardant par un hublot le ciel et les nuages blancs. La seule chose d'intéressant à regarder d'ailleurs. La vision du monde extérieur me rappelait certaines choses d'avant le décollage.

Margo, ma mère, me demandant d'aller chercher mon père qui était parti en Australie par ma faute, après avoir été viré de son service de chirurgie. Il avait opéré une patiente, sous l'influence de l'alcool et créée des dommages bien plus graves qu'à l'entrée de cette femme à l'hôpital, ce qui selon mon avis l'a conduite directement à son décès. Mon père et moi avions longtemps discuté, il essayait de me convaincre de signer la déclaration de décès, qui était fausse. Il était indiqué que la patiente était morte due aux blessures de son accident, et non à cause de mon père. Comme justement c'était mon père, j'acceptais de signer cette déclaration. Quelques temps plus tard, lors d'une réunion et mon père et moi-même devions expliquer la mort de cette femme, je suivais le témoignage de mon père, jusqu'au moment où il dit qu'il était au courant de la grossesse de celle-ci. Ca m'avait mis hors de moi, et décidais au dernier moment de modifier mon témoignage et de révéler la vraie histoire de l'opération, comme quoi mon père était saoul, et a causé des dommages sur la patiente qui a conduit à son décès. Après ça, mon père s'est fait licencier, et comme il s'agissait d'alcool, il n'avait plus jamais le droit d'exercer. Après ça, on ne s'est plus jamais vus. La prochaine fois que je le reverrais, ce sera à la morgue. Il avait été retrouvé ivre mort dans une ruelle de Sydney. L'alcool l'avait cette fois-ci battu.

Enfin bon, j’étais maintenant dans un avion, portant un costume avec lequel j’allais enterrer mon père, lui dire un dernier au revoir et de reposer en paix. Une hôtesse sûrement consciente de mon ennui durant le vol me demandait si tout se passait bien, même si elle avait sûrement déjà la réponse. Je lui disais que cela manquait d’enthousiasme, et surtout d’alcool. Elle me donna secrètement une petite bouteille de tequila que je bus presque aussi sec. Et c’est à ce moment-là que le moment que je détestais par-dessus tout en avion se manifestait. La fameuse zone de turbulences. Une femme assise à côté de moi n’avait pas l’air rassurée du tout. Mon boulot de chirurgien consistait aussi à réconforter les patients, et c’était un bon moment pour l’utiliser. Je lui disais de ne pas s’inquiéter, tout allait bien se passer. Malgré ça, les secousses étaient de plus en plus violentes, et je commençais petit à petit à m’inquiéter moi aussi. Je regardais la femme, et au moment lui dire que c’était bientôt fini, la secousse finale. Celle qui fit balancer nos bagages de tous les côtés.

Les passagers ne tenaient plus assis, c’était une véritable « vomissodrôme ». Le crash était à présent inévitable. L’arrière de l’appareil venait de se détacher, et à ce moment précis, je perdais connaissance. Mon réveil s’était effectué dans une jungle, une forêt de bambou pour être plus exact. J’étais blessé au dos, et ne pouvait plus bouger pendant un instant. Il n’y avait personne d’autre à mes côtés, j’eus seulement la visite d’un chien, un labrador blanc, puis décidais de me lever et.. de courir bêtement vers les cris que j’entendais. J’arrivais à présent sur une plage, elle était belle, le sable était d’une couleur claire magnifique. Mais si l’on tournait la tête un peu plus à gauche, on pouvait y voir la scène d’horreur. Un avion brisé en mille morceaux, des cadavres, des blessés, des gens qui courraient, criaient, pleuraient.. J’étais médecin, à moi de jouer, Jack !



    JACK ♣ I don't trust myself. How am I supposed to trust you, Invité?
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Jeu 7 Mar - 17:56
J'étais allongée sur le sable, en plein milieu de la plage. j'étais encore inconsciente mais des images me revenaient en tête. Je me rappelais de ce gros bruit, les turbulences et ensuite les cris des personnes affolées. J'avais du mal à me rendre compte de ce qui se passait, l'avion était entrain de s'écraser. L'adrénaline que j'avais ressentis monter en moi m'avais permis de ne pas totalement paniquer ! Soudain, ce fut le trou noir, après une chute vertigineuse, je m'étais évanouie. Après plusieurs minutes, je finis par ouvrir lentement les yeux. Je regarde autour de moi et je fus prise de panique. Mais où est-ce que j'avait atterris ? Où me trouvais-je ? Je n'en savait rien, j'était totalement perdue. Je me rappelais alors du tragique événement et je me rendis enfin compte de ce qui c'était passé. L'avion c'était écrasé.

Je reste un moment allongée sur le sable et je finis par tenter de me relever. Je regarde ensuite autour de moi et la panique se fait ressentir de plus en plus, l'angoisse m'envahit et je craque ! Je commence alors de crier à plein poumon et pleurer tout en regardant autour de moi. Non, je n'y croyais pas, ça ne pouvait pas être possible, il y a encore quelques minutes, j'étais dans un avion à destination de Los Angeles et voilà qu'à présent, j'étais naufragée sur une île. J'avais du mal à imaginer ce qui venait de se passer, si on m'avait dit qu'un jour j'allais vivre une chose pareille, je ne l'aurait pas cru. Je commence ensuite par chercher mon demi-frère, Boone des yeux, je le cherche avec ardeur et soudain, je m'arrête net. Je venais de voir une partie de la carcasse de l'avion. Aucun doute, il n'allait plus pouvoir décoller. Je finis par être totalement anéantie, je devais me rendre à l'évidence, tous les passagers y compris moi-même allions devoir rester là un moment !

Je fus prise alors d'une montée d'angoisse et je fus dans l'obligation de m'asseoir un moment sur le sable. Je ne me sentais pas prête pour affronter une telle situation, après tout, je n'ai jamais réussi à me débrouiller seule, je ne voulait pas vivre cela. Tout ce que je souhaitais, c'était de pouvoir rentrer chez moi et oublier tout ça ! Je n'arrêtais pas de me dire que tout cela n'était qu'un rêve et que j'allais me réveiller. Mais je fus obligé de constater que ce n'était pas le cas. Je ferme alors lentement les yeux et je commence à réfléchir. Il fallait que je m'en sorte ! Je ne devais pas céder à la panique. Sinon je n'allais pas survivre plus de deux jours dans cet endroit hostile. Mais pour ça, il fallait impérativement que je retrouve Boone, sans lui, j'étais perdue, sans lui, j'étais sans repères et faible, bref il est mon pilier et j'ai absolument besoin de lui. Tout ce que j'espérais en ce moment, c'est qu'il soit encore en vie.
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Jeu 7 Mar - 21:41
Si j'avais réfléchis, si j'avais continuer mes études, si je n'avais pas pris cet avion... Avec des si nous pouvons refaire un monde tout en couleurs loin de la misère et des embuches, avec des si on peut croire à une nouvelle vie, on peut prétendre pouvoir repartir à zéro. Seulement tôt ou tard la passé revient toujours nous hanté et nous marquer comme au fer rouge, de façon indélébile que rien ni personne ne peut effacer. Et si je commençais par le début de mon histoire? C'est mieux je penses. Je réponds à l'identité de Katherine Austen mais s'il vous plait appelé moi Kate. Je suis né en 1977 le 5 avril pour une petite précision. Où? Dans L'Iowa, dans une ferme où je grandis avec mes parents Diane Janssen et Sam Austen. Enfin parent c'est un grand mot car j'appris plus tard que l'homme que je croyais être mon père ne l'ai pas. Je pense que j'étais une fillette assez facile à vivre. J'étais heureuse, je partageais mes jeux avec mes ami(e)s et surtout avec Tom Brennan. Nous étions inséparable. Je me rappelle que nous avons un jour enterré sous la terre une petite boite avec dedans une cassette avec nos voix un petit avion et une batte de base-Ball. Mes parents divorcèrent. Je ne peux pas dire que par la suite j'eus vraiment de relation avec mon soi disant père. J'ai grandi je suis devenus une femme. J'avais pour but de faire une faculté de médecine. Seulement l'argent est une chose importante pour les études et c'est après ma deuxième année que j'abandonna mes études pour travailler en tant que caissière dans une petit supérette. Ma mère a refait sa vie. Enfin c'est un bien grand mot. Wayne ce prénom je le déteste tout comme l'individu qui le porte. Ce résidu, ce détritus qui abuse de ma mère dans tout les sens du terme que ça soit propre ou figuré. Il a voulu me faire des avances sexuelles. Comment réagir à cela? Je vous le demande à vous qui me jugez. La haine est un poison peut être mais ce sentiment permet parfois de soulever des montagnes. Cette vie ne pouvait plus continuer. J'ai donc un soir ouvert le gaz à la maison. Tout a explosé. Si je regrettes. J'imagine que je devrais dire oui mais je préfères me taire sur ce sujet. Aaaahhhhh....

******

Que vient il de se passer? C'est après un moment que peu à peu je remets mes idées en place. Il y a eu un crash. Ce bruit, ces cris, cette douleur dans ma tête. Il me semble entendre de l'eau aussi. Je regarde à mes cotés. L'homme à mes cotés semble en mauvaise posture. Je me lève. Je sors comme je peux de la carcasse de l'avion. Une angoisse monte en moi. Mon regard se pose sur une jeune femme blonde elle semble être forcée à s'asseoir. Je m'approche d'elle. Je demande

"Est que ça va?"
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Ven 8 Mar - 2:24
Me faire arnaquer par ma demi-sœur, disons que je n’allais pas l’oublier aussitôt. J’étais frustré, très frustré, en plus de cela, j’avais déjà proposé à Shannon de l’aider financièrement lorsque son père avait décédé sauf qu’elle avait refusée. Même si j’avais couché avec elle la nuit même, j’étais toujours énervé contre elle surtout qu’elle voulait faire comme si rien ne s’était passé. Enfin, le lendemain matin, on s’est rendu à l’aéroport de Sydney pour prendre le vol 815 destinations Los-Angeles. Tout ce passa bien à l’aéroport. Enfin, à part le fait que Shannon me hurlait dessus, car je n’avais pas obtenu des places de premières classes. Elle m’en voulait, mais moi aussi je lui en voulais toujours. Le vol ainsi que la journée allait être longue en dirait bien. Bref, après tout cela, on embarquait dans l’avion.

Une fois dans l’avion, on se dirigea immédiatement vers nos sièges comme tout le monde quoi. J’avais le siège 9E tandis que ma demi-sœur avait le siège à côté du mien. Une fois installée sur nos sièges, Shannon chercha dans son sac à main quelque chose. Mon petit doigt me disait qu’elle cherchait son inhalateur. Et ouais, la jolie blonde faisait de l’asthme. Enfin, j’en sortis un de ma poche de ma veste et dès qu’elle l’a vu, Shannon s’est mis à sourire tandis que moi, je ne faisais que la regarder et lui donner. Pourquoi je ne lui ai pas rendu son magnifique sourire ? Parce que j’étais encore énervé pour le jour d’avant. Bref, l’appareil allait décoller alors, je me suis attaché comme tout le monde puisque c’était le règlement et plus sécuritaire au cas qu’il aurait des turbulences ou autre incident. Finalement, il n’y eu aucun problème durant le décollage. Des heures passèrent et tout allait pour le mieux … jusqu’à ce vienne une turbulence. Et puis une autre. Les secousses devenaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus fortes également. Mais merde qu’est-ce qui se passe ? Tout le monde panique, certains crient, d’autres pleurent. Moi, je tente de garder mon calme et je la surveille en mettant ma main sur la sienne. Soudainement, les masques à oxygènes sortirent de leurs compartiments et je me le suis donc mis par mesure de sécurité. J’aidai même Shannon à mettre le sien. Puis, il eut une terrible secousse. Je sentais le vent violent venir sur nous comme si … un morceau de l’avion s’était arraché. Bon sang, c’était vraiment le cas ! La queue de l’appareil n’était plus là, il n’y avait que le vide. Ce sont les derniers moments que je me souviens durant le crash.

Si je me suis réveillé, c’est sans doute à cause des hurlements et des pleures de tout ça. Mon visage était contre le sol ou plutôt contre du … sable ? Où est ce que j’étais bon sang ? En me redressant, je remarquai que Shannon n’était pas à mes côtés. Je regardais aux alentours pour voir des carcasses de l’avion ainsi que des survivants gravement blessés et des … morts. Bon sang, j’avais eu une sacrée chance. En espérant que ma demi-sœur en ait eu autant. « Shannon ! » Criais-je en espérant qu’elle puisse m’entende. Pas de réponse. Il ne fallait pas que je me décourage, elle pouvait être n’importe où comme coincé sous des débris. Enfin alors que je m’apprêtais la chercher, une personne me criait à l’aide. Cet homme était gravement blessé et saignait beaucoup. Ayant appris quelque technique de secours, il était en mon devoir de lui venir en aide. De plus, je ne pouvais pas le laisser mourir. Donc, je courus vers celui-ci pour pouvoir l’aider.
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Ven 8 Mar - 9:14
« Les passagers du vol Océanic Airlines numéro 815 sont priés de se présenter à la porte d'embarquement, vérifiez que vous avez bien enregistré vos bagages... » Je baillais, le revers de ma main vint se coller à ma bouche et mes yeux pliaient presque sous la fatigue. Le vol de Tokyo Sydney m'avait épuisé bien qu'il n'ait pas été très long. C'était la première fois que je voyageais et surtout que je montais à bord d'un tel engin. Première fois que je partais aussi loin de mes amis, de l'école et de ma mère, j'en avais la sensation de devenir grande d'un coup, d'être mature. Mais je me rendais bien compte que ce n'était pas le cas.

À patienter dans cette longue file d'attente derrière des américains et des coréens, je m'ennuyais tellement avec mon sac et mes billets à la main que je ne pouvais m'empêcher d'écouter les conversations. Évidemment je ne comprenais pas un mot de coréen, mise à part « Salanghae » que disait l'homme coréen à sa femme en lui donnant une jolie fleur blanche. Je trouvais cela assez romantique à vrai dire, mais je ne me contentais pas de ces seules conversations. Devant les coréens, une jeune femme blonde et son compagnon étaient tout simplement en train de s'enguirlander, ils se donnaient en spectacle et je trouvais ça bien amusant. Super distrayant même. En fait j'étais tellement seule que je m'occupais des affaires des autres tout en restant à ma place, je trouvais l'attente interminable et mes genoux fatigués n'en pouvaient plus de me porter. Je m'asseyais alors sur ma valise en posant les yeux sur une femme enceinte, et en entendant hurler « Non ! » un homme en costard cravate devant. Celui-ci attirait toute mon attention sur le moment, encore un scandale ? Ma parole mais ils sont fous ces étrangers. L'homme s'en prenait à l'hôtesse parce qu'elle ne pouvait charger un corps à bord de l'avion, il voulait enterrer son père au plus vite dans le costume qu'il portait, et il voulait que cela soit fini rapidement.

J'en mettais ma main à couper qu'elle ne le ferait pas, tout en plongeant d'ennui ma tête dans ma main, accoudée sur ma jambe qui tremblait d'impatience, et j'en venais même à me dire que si j'avais tiré sur ce qui me servait inutilement de père alcoolique, je n'aurais même pas pu croiser tous ces visages étrangers. Hé oui, si les flics de Tokyo avaient soupçonné jusqu'à la présence d'une arme dans mes affaires, je n'aurais même pas pu quitter le pays. Enfin, je gardais un petit plan pour m'échapper au cas où, s'ils trouvaient mon flingue ici, dans cet aéroport. Les affaires réglées, la file d'attente pu enfin avancer, et j'enregistrais mon billet, acheté avec les derniers sous de mon pauvre -c'est le cas de le dire- professeur. Mais je me jurais qu'à mon retour à Tokyo, mon prof pourrait retrouver son porte-feuilles et même les petites babioles -comme son préservatif- qui trainaient à l'intérieur. Et enfin, je pus rejoindre ma place dans l'avion, assise à coté d'un beau garçon et de sa charmante sœur qui ne faisait qu'aboyer sur les hôtes et hôtesses de l'air pour avoir une meilleure place. Je ne prenais pas cela personnellement, puisque je n'osais même pas les regarder. Ma seule occupation durant le vol était d'écouter de la musique à fond dans mon baladeur mp3, tout en lisant un bouquin. Hélas, la tranquillité n'avait pas duré, le vol était assez agité et je me sentais nauséeuse par les tremblements de l'appareil. Une grosse secousse, une deuxième et je ne puis plus me décoller de mon siège malgré l'envie que j'avais d'aller vomir aux toilettes. Les mains collées aux accoudoirs, je me mis à hurler lorsque les secousses revinrent de plus belle et ce n'est pourtant pas faute d'être habituée aux tremblements de terre au Japon. La queue de l'appareil céda tout à coup et je m'égosillais de terreur.

La suite n'est que le néant, je me réveillais avec une migraine atroce, je sentais que quelque chose coulait sur mon front mais je n'osais regarder. Les images défilaient encore dans ma tête et je les ignorais lorsque je sentais que mon corps basculait lentement, suspendu au dessus du vide. Un tronc d'arbre, j'étais allongée sur deux branches qui me retenaient de tomber. Je n'osais plus bouger à part pour tenir la branche, mais je ne me retins pas d'appeler à l'aide en criant de toute la voix qu'il me restait, même si je ne savais pas en quelle langue crier cela... En anglais ? En japonais ? En coréen peut-être ? Je pensais plutôt à de l'anglais, vu le nombre de têtes blondes que j'avais croisé. « Au secours ! Sortez moi de là ! Venez m'aider par pitié ! À l'aide ! »


Dernière édition par Mayu Uehara le Sam 9 Mar - 8:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Ven 8 Mar - 20:52
Voila, j'avais finir par enterrer mon ami Hassam et même si j'étais attristé , j'étais heureux de pouvoir aller en Australie et retrouver Nadia, du moins si j'y arrivais .
Mettant en boule, mes affaires dans mon sac à dos, je quittais la chambre de l'hôtel. Dans l'ascenseur, je regardais la photo de Nadia pendant quelques minutes, jusqu'à que la porte s'ouvrit, signe que j'étais arrivé au rez de chaussé. Je cachais alors ma photo dans la poche de ma veste en Jeans en soupirant. Je pris alors un taxi, je savais que j'avais des heures de vol avant de retrouver Nadia, mais je commençais déjà à stresser. Me disant, que c'était un peu trop tard. Me voila enfin à l'aéroport. Je me décide alors d'aller acheter une cravate que je mettrais quand j'allais retrouver Nadia. Je ne fis pas gaffe à qui j'allais demander de garder mon sac un instant. Je me rappelle juste que c'est une jeune femme blonde. La boutique n'étant pas loin, je remercie la jeune femme et me dirigea la bas. Je demande alors à la vendeuse de m'aider à trouver une cravate. Au bout de cinq minutes, je choisis une cravate assez simple et sobre. Mais dés que je sors le porte feuille pour payer mon achat, deux agents de sécurité m'interpellent et me demandent si c'est bien moi qui ai laissé un sac sans surveillance. J’acquiesce un peu anxieux, me justifiant en leur disant que j'avais demandé à quelqu'un de le surveiller. Les agents finissent par me relâcher et je leur souris poliment . Je me dirige vers le comptoir pour m'enregistrer . Une fois terminé j'entends « Les passagers du vol Océanic Airlines numéro 815 sont priés de se présenter à la porte d'embarquement ... » Je repris alors mon unique sac pour aller vers la porte d'embarquement. Maintenant, le pire c'était d'attendre dans la longue file d'attente, mon billet et mon passeport en main. Je n'écoutais à vrai dire aucune conversation. J'étais dans mes pensées complètement avançant petit à petit jusqu'à ce que mon tour arrive.

M'avançant enfin dans l'avion, je recherche avec attention ma place : 16 A. Je m'installe, mettant le sac dans la cabine. En attendant le décollage, je sortis les photos de Nadia que j'avais mis dans la poche de ma veste en jeans. Je me disais que j'avais tellement hâte de la revoir et de la serrer dans mes bras. Je rangeais alors cette photo dans ma poche. Voici le moment du décollage. Une fois que l'on pouvait enlever nos ceinture, je mis mon sac sur mes genoux. J'ouvre mon sac pour en sortir mon passeport où une autre photo de Nadia s'y trouvait. Nous voila donc entrain de survoler l'Australie. je regarde autour de moi, rangeant de nouveau mon passeport et mon sac.
Je finis alors par m'endormir doucement , quand j'entends un énorme fracas , ce qui me réveilla d'un coup. Puis cela fut suivi par des hurlements et là le trou noir. Me voila, la tête dans le sable, et encore des hurlements. Je relevais ma tête , m'essuyant assez difficilement avec mon bras pour voir ce qu'il se passait autour de moi. La c'était l'horreur, pire de ce que j'avais vécu . je me lève, avec facilité, pensant que j'avais eu de la chance d'avoir survécut à cela. Je marchais, essayant de voir qui avait besoin de moi. C'est alors qu'une jeune femme appelait à l'aide. Elle était suspendu entre des branches. Sans réfléchir , je me précipitais vers la jeune femme asiatique, montant sur l'arbre faisant mon possible pour la sortir de là , sans la blesser.

- Attraper ma main.

Je ne savais pas si elle comprendrait mais elle devait me faire confiance. Je tendis la main. il suffit qu'elle vienne vers moi pour que je l'encercle et la faire descendre sans soucis. Une fois réussi, je l'installe sur le sable.

- Vous allez bien?
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Ven 8 Mar - 21:14
Je m'égosillais pour rien... Je me rendais compte qu'un bruit énorme de réacteur empêchait à quelques mètres de là derrière les arbres, ma voix de parvenir à des gens. J'étais pétrifiée sur place, je n'osais plus faire le moindre mouvement lorsque je sentis le poids de mon corps faire craquer les deux branches sur lesquelles j'étais très désagréablement installée. Ma tête partait en arrière et arrivait même à voir le sol ainsi que les bouts des branchages en train de se tordre. La terreur était si forte que je ne pus m'empêcher de hurler à tout va. Il m'était impossible pour moi de me redresser et de descendre de cet arbre toute seule, j'avais déjà mal partout et je ne me sentais pas du tout en confiance pour faire cela moi-même. Cela dit, en regardant le sol sans pouvoir m'arrêter de crier, je vis une ombre passer en dessous de moi à toute vitesse. Quelqu'un, une personne brune je crois, venait d'arriver en courant. L'homme que je tentais de voir par tous les angles que j'avais, grimpait agilement au tronc et s'avançait vers moi. Je m'arrêtais de crier mais mes peurs ne disparaissaient pas, en plus du choc de ce crash et de ces douleurs aux jambes et à la tête... Je n'arrivais point à me calmer. « Faites moi descendre, je vous en prie. » Clamais-je les larmes aux yeux.

Une main se tendait à moi tandis que l'homme s'accrochait comme il pouvait sans faire d'avantage basculer les branches. Je tremblais si fort que ma main restait collée au bois. « Attrapez ma main. » Sous l'ordre inquiet, je ne pus désobéir, je lâchais la branche et j'attrapais comme je pouvais la main qui m'était si gentiment tendue. J'avais quoi, une chance sur deux qu'on puisse m'entendre hurler comme une hystérique ? Et combien de chance pour que quelqu'un daigne venir me sortir de là ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais quand une chance me souriait et en plus d'avoir survécu à un crash d'avion, je ne pouvais pas la laisser filer entre mes doigts. Je m'accrochais à l'homme qui me ramenait à lui, et pour ainsi dire, je ne pouvais plus le lâcher de peur de tomber. Mes larmes coulaient, mon sang aussi sans doute sur mon front, et comme par magie, en moins de cinq minutes, j'étais les pieds sur le sol. L'homme me ramenait sur la plage et m'installait gentiment sur le sable. Je pouvais le lâcher à présent, même si cette vue déconcertante de nombreux cadavres sous mes yeux me faisait pleurer plus que ma peur de tantôt. « Vous allez bien ? » Je répondis entre deux sanglots : « Oui... merci. »

À présent je tentais de me calmer... chose que j'avais du mal à faire en voyant tous ces gens paniquer, et sans m'en rendre compte... je me répétais. « Merci... merci monsieur. »
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Sam 9 Mar - 12:30
J'étais totalement déboussolée, incapable de comprendre ce qui m'arrivait, je n'arrivais toujours pas à y croire ! En plus, je me retrouvais seule, sans défense, Boone n'était pas là, j'allais devoir me débrouiller seule. C'est une chose que je n'ai pas l'habitude de faire, j'ai toujours besoin de quelqu'un pour me soutenir, sinon je perds vite pied. J'étais assise dans le sable, bien que celui-ci soit chaud, il ne me réconfortait guère. Les larmes se faisaient de plus en plus nombreuses sur mon visage, je n'arrivais plus à m'arrêter de pleurer, j'étais bien trop angoissée. Soudain, j'entendis quelqu'un s'adresser à moi. Est-ce que ça va ? Je relève alors la tête pour regarder la personne qui venait de me parler et je vis une jeune femme, plutôt jolie, brune avec des yeux magnifiques. Je mis quelques secondes avant de répondre. Je…Je, oui ça va mais je ne retrouve pas mon frère..Et…J'ai vraiment peur qu'il lui soit arrivé quelque chose…. Rien que d'y penser, j'en avais des frissons dans tout le corps, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire si Boone était mort ou gravement blessé ? Je ne le supporterais pas, j'avais beau me moquer de lui et le manipuler, au fond, je l'aimais énormément. Il fallait absolument que je le retrouve, c'était vital !

Soudain, mon souffle se mit à s'accélérer de plus en plus, ce qui me fit paniquer, bientôt l'air commençait à me manquer, je n'arrivais plus à respirer. Il ne manquait plus que ça, une crise d'asthme ! Et je n'avais pas mon inhalateur sur moi, c'est Boone qui le gardait pour être sûr que je ne le perde pas. Il fallait que je trouve un moyen de faire comprendre à cette jeune femme qu'il me fallait mon aérosol, mais comment faire ? Je n'arrivais pratiquement plus à respirer, c'était mission impossible ! Je cherche alors quelque chose dans mes poches et par chance, j'y trouve une photo de Boone et moi, je la montre à cette inconnue pour lui faire comprendre qu'elle devait le retrouver et vite. Plus je paniquais et plus mon souffle se faisait saccadé, ma tête se mit alors à tourner, je dû m'allonger sur le sable, pour ne pas tomber dans les pommes. Les crises sont réellement très violentes et si elles ne sont pas calmées, elles peuvent être grave, jusqu'à entraîner un coma. Je regardais autour de moi, essayant de voir Boone mais je ne voyais que des gens blessés, morts ou en train de pleurer, je pose ensuite mon regard sur la carcasse de l'avion avant de regarder le ciel. Pendant ce temps, ma respiration ne s'arrangeait pas, c'était vraiment de pire en pire. Peut-être que finalement, j'allais mourir, qui sait ?
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Sam 9 Mar - 19:01
L’Australie allait définitivement me manquer. Sur le bord de l’immense baie vitrée à l’aéroport, je profitais de ces derniers rayons de soleil. J’étais déjà chanceuse, parce qu’en théorie, j’aurais déjà du être partie il y a déjà quelques jours. Après un mois passé sur cette île magnifique, ça me brisait le cœur de retourner à Los Angeles. Les plages, le sable fin, la chaleur du soleil, l’humidité de l’air, mais surtout le monde dans lequel vivait mon père depuis maintenant quelques années allaient définitivement me manquer. Chef d’une équipe de pompier, mon père avait été muté à une importante caserne en Australie il y maintenant presque trois ans. Ma mère, commençant à peine à percer avec ses toiles à l’époque, n’était pas prête à quitter ses contacts de Los Angeles. Ma famille fut donc divisée entre deux continents totalement opposés sur le globe. Et c’était la première fois que j’avais la chance d’aller rejoindre mon père depuis son départ. L’ayant toujours prit comme modèle, son absence s’était vraiment fait ressentir et c’est pour ça que j’étais euphorique à l’idée d’aller passer l’été avec lui, dans son monde, en Australie.

Ces quelques mois passèrent beaucoup trop vite, ne me laissant à peine le temps de m’ancrer dans les coutumes et mœurs de l’endroit. J’avais l’impression d’être chez moi. J’avais même pu aider un enfant à guérir d’une infection assez importante en mettant mes connaissances à profit. Car oui, j’allais l’oublier, je viens de terminer ma formation universitaire en infirmerie. J’étais une femme d’eau. J’adorais nager, en particulier dans la mer et c’est d’ailleurs en faisant de la plongée que j’eus moi-même une infection à l’oreille interne droite. Mon père m’obligea à consulter un médecin avant de rentrer aux États-Unis, malgré mes tentatives pour le rassurer, le convaincre que ce n’était rien. Je fus traitée puis gardée en observation quelques jours, ce qui me fit manquer mon vol. Mais j’obtins sans problème un nouveau billet pour le vol Oceanic 815, ce qui m’amène à me trouver à l’aéroport de Sydney en ce moment même. Mon père m’accompagnait, me suivait aux États-Unis. J’avais conclu un marché avec lui : je passais l’été en Australie et lui revenait un mois à la maison voir maman. Malgré tout ce qu’ils me disaient pour me convaincre que leur couple fonctionnait à distance, je savais très bien que du temps ensemble était plus nécessaire.

- Les passagers du vol Océanic Airlines numéro 815 sont priés de se présenter à la porte d'embarquement, vérifiez que vous avez bien enregistré vos bagages...

En entendant l’annonce de l’hôtesse, je jetais un dernier coup d’œil à ce magnifique paysage avant de prendre mon sac de voyage et aller rejoindre mon père qui sortait des toilettes. Je lui fis un sourire alors qu’il passa sa paume sur mon épaule puis nous entrons dans l’appareil. Nous nous installons sans problème dans nos sièges, sur le bord d’un hublot à l’arrière de l’avion, tout près des toilettes. C’est ce qui se passe quand on se trouve à réserver nos sièges à la dernière minute. Le vol débuta bien. Mon père et moi, étant habitués de voyager (lui pour son travail et moi pour les stages internationaux que j’ai fait), nous avons pu tirer profit de ces nouveaux moments passés ensemble. Or, un bête accident se produit alors que l’hôtesse commençait à peine à distribuer les breuvages. Une turbulence lui fit échapper le jus qu’elle tendait à mon père en plein sur moi.

- Oh mon dieu, je suis désolée mademoiselle!, s’exclama-t-elle sincèrement.

- Ce n’est pas grave, je vais juste aller me nettoyer un peu, tentais-je de la rassurer tout en me levant de mon siège. Je reviens tout de suite, dis-je à mon père avant de m’engager dans l’allée.

Regardant autour de moi, je vis que les toilettes tout près étaient occupées. Je m’avançais donc le long de l’allée et du me rendre presqu’à l’avant de l’avion pour finalement en trouver une de libre. Me lavant les mains et tentant de détacher mon chandail rose à manche longues du jus violet qui s’y trouvait, je fus soudainement propulsée contre le plafond de la minuscule salle. Me cognant durement la tête, je mis quelques temps à me relever, une fois retournée au sol. Dans le miroir, je pouvais voir une longue coupure sur mon front. Mais qu’est-ce qui venait de se passer?! Sortant en trombe de la petite cabine, j’eus à peine le temps de franchir quelques bancs qu’une nouvelle secousse me fit tomber entre deux. L’appareil étant trop secoué pour que je puisse retourner à mon siège, je m’attachais là où je venais d’atterrir et les masques à oxygène sortirent devant moi. La panique commençait à me gagner. Jamais je n’avais vécu autant de turbulences en avion. Au fond de moi, je pouvais sentir que quelque chose ne tournait pas rond. Mais pour le moment, je devais mettre un masque. Pour une raison que j’ignore, il n’y en avait pas au-dessus de mon siège. Je tendis la main pour attraper celui le plus près de moi, mais il était trop loin. Les cris, la violence des turbulences, la chute de pression et la panique eurent rapidement raison de moi. Tout devint noir.

* * *

Des cris… encore des cris… Des bruits sourds… et tellement forts! Et cette odeur. C’est cette odeur de chair et de brûlé qui me fit soudainement revenir à moi. Ouvrant les yeux d’un coup, je mis toutefois plusieurs minutes à m’orienter. Où est-ce que je me trouvais? Étendue sur le dos, j’avais devant moi un ciel bleu semblable à celui que je venais à peine de quitter. Mes doigts pouvait sentir un doux sable filer entre eux. En fermant ceux de ma main gauche, je fus prise d’une vive douleur qui, avec les cris toujours bien en place, me ramenèrent à la réalité. C’est lorsque je me suis finalement assise dans le sable que je réalisais ce qui venait de se passer : notre avion s’était écrasé. Je restais assise dans le sable, les yeux ronds, le bouche entrouverte, le cœur lourd et avec une violente envie de me mettre à crier moi aussi devant le spectacle qui s’offrait à moi. Des passagers qui courraient d’un bord à l’autre de la plage, des blessés qui gisaient dans le sable. Mais il y avait aussi des morts, des centaines, dont plusieurs étaient dans la mer, ramener au rivage par les vagues. Mais le plus gros du paysage était constitué de l’avion qui fumait encore, un des réacteurs fonctionnant toujours. J’arrivais finalement à me remettre sur mes pieds, toujours frêles. Je fis quelques pas incertain vers l’immense structure avant de me mettre à courir vers elle en criant à mon tour.

- PAPA!

Mais je m’arrêtais bien assez vite, mon coeur ne faisant qu’un bon dans ma poitrine en voyant des flammes s’échapper du réacteur. Et puis, l’avion n’était pas complet. Il manquer le cockpit… et la queue. Je m’écroulais, tombais sur mes genoux alors que les larmes commencèrent à couler sur mes joues. Non… ce n’était pas possible… Tout ça n’était qu’un cauchemar… Mon père ne pouvait pas être… mort? Mais, bien vite, je compris que tout ça était bien réel. Dans un rêve, il n’y avait pas de douleur alors que celles dans ma tête et à mon bras était bien réelles. Pleurant à chaudes larmes pendant plusieurs minutes, je me vidais totalement, laissant la peur et la douleur m’envahir. C’est alors que j’entendis quelques sons attirer mon attention. Quelqu’un suffoquait, manquait d’air, respirant très bruyamment près de moi. Tournant la tête, je vis deux femmes, dont une blonde qui n’arrivait plus à respirer. Me relevant d’un coup, j’essuyais mes larmes de ma manche en courant vers elles. Me jetant à genoux près de la blonde, je jetais un coup d’œil à la brune qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait. La blonde paniquait et un seul coup d’œil à ses lèvres qui commençaient déjà à cyanoser fut suffisant pour me dire quoi faire.

- Hey, écoute moi, dis-je à la femme d’un ton que je tentais de stabiliser. Tout va bien aller, mais tu dois d’abord te calmer, d’accord?

J’avais beau vouloir montrer de l’assurance à cette inconnue, mais comment rassurer quelqu’un alors qu’on est soi-même mort de peur? J’examinais les environs et vit que les éléments n’étaient pas réunis pour l’aider. La fumée et le sable revolaient dans l’air et devaient probablement infiltrer ses poumons. Mais pour être en difficulté respiratoire plus que les autres, elle devait probablement avoir un problème de santé.

- Es-tu asthmatique, demandais-je alors.

L’asthme étant la maladie respiratoire chronique la plus courante, j’avais plus de chance de pouvoir savoir ce qu’elle avait, et donc de mieux pouvoir l’aider, en commençant par là.
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Lun 11 Mar - 22:30

IS THIS THE REAL LIFE ? TELL ME ...
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Me voilà embarqué sur le vol oceanic 815, rapatrié au états unis pour une simple bagarre à la con dans un bar. Je me suis fait expulsé du pays par ces cons d'Australiens ! Encore un pas en arrière, je ne retrouverai donc jamais cet homme ... Dans l'avion c'était plutôt calme, il ne passait pas grand chose, jusqu'au moment où un mec se dirige vers les toilette, une sorte de drogué punk, je sais pas trop quoi. Il se faisait coursé par une hôtesse de l'air plutôt sexy, je passe la tête dans l'allée pour pouvoir admirer son postérieur, um j'en ferai bien mon quatre heure. Je me remet à ma place et attend qu'on m'apporte la petite bouteille d'alcool que j'avais si gentiment demandé à l’hôtesse qui passait par là. Quelques rangés devant moi j'aperçu l'autre arabe qui c'était fait interpeller dans la queue pour l'enregistrement des bagages, surement un terroriste raté qui venait mettre la pagaille à Sydney. Elle fout quoi l’hôtesse j'ai envie de boire moi, je met ma tête dans l'allée et la vois au fond. Hey ma jolie c'est pas que j'attend mais j'aimerai bien avoir ma bouteille avant d'arriver à Los Angeles, merci. Il faut tout leur dire, c'est désespérant ... Alors que j'avais la tête dans les mains je sentis une secousse, je n'ai jamais eu très peur en avion, mêmes depuis le 11 septembre. Mais cette fois j'avais comme un mauvais présentement, les turbulences se firent de plus en plus violente jusqu'à la chute. L'avion dégringolait je le sentais, tout le compartiment tremblait jusqu'à ce que l'avion se coupe en deux et fasse tombé tout les objets se trouvant au dessus de nos têtes, voilà la dernière image que j'ai vu, une grosse valise m'arrivant en pleine tête.

Je me suis réveillé sur une plage, entendant des cries dans tout les sens. J'ouvris les yeux et aperçu l'épave de l'avion en feu, des gens qui court partout. Je me relève lentement ressentant un immense mal de crane, je saignais. Il y avait beaucoup de survivant pour une si grand chute, les dégâts auraient pu être bien pire. Un des réacteurs de l'avion venait d'exploser, plus de bourdonnement, seulement des cries et encore des cries ça commence réellement à me fatiguer. Je m'éloigne un peu du bruit et tombe sur une valise entre ouverte , je m'assoie sur le sable et regarde ce qu'il se trouve à l’intérieure. Deux cartouches de cigarette et quelques autre biblo sans importance. Je prend un briquet qui ne se trouvait pas loin, m'allume une cigarette et admire le paysage.

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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Lun 18 Mar - 12:51
Et voilà, il y était, dans la foutue boite à sardines volante, prêt à plonger dans l'océan du ciel du pacifique. Shawn ne détestait pas spécialement les avions, d'ailleurs les décollages et atterrissages avaient même quelque chose de captivant, cela lui rappelait les départs des trains de montagnes russes dans les fêtes foraines. Mais une fois en l'air, il fallait bien avouer qu'on s'ennuyait plus qu'autre chose, enfermé dans cette carcasse, avec tous ces gens partout. D'ailleurs, pourquoi il fallait qu'il y ait autant de monde, d'abord, ils n'ont rien d'autres à foutre ces gens, que de se balader en avion ? Aussitôt cette pensée lui traversas l'esprit, Shawn se dit qu'il était décidément bien stupide, un avion pour lui tout seul, cela aurait été trop beau... Et puis quelle idée aussi d'arriver avec autant d'avance sur l'heure du départ, Shawn avait été parmi les premiers arrivés dans l'appareil, devancé seulement par un vieux chauve et deux-trois autres personnes. Comme s'il n'avait déjà pas perdu assez de temps comme ça.

Mais cela dit difficile de conduire dans ces satanés grandes villes telles que Sydney, avec la circulation, les routes mals indiqués, Shawn avait une sainte horreur de conduire en ville, du coup il partait avec beaucoup d'avance au cas où il se perdrait. Heureusement aujourd'hui ça c'était bien passé, il avait trouvé l'aéroport rapidement, garé sa voiture dans le pineapple parking, et grande prouesse il ne s'était même pas embrouillé dans le terminal avec toutes ces portes d'embarquement et cette foule.

Bien évidemment, il n'avait pas pu obtenir une place près d'un hublot, du coup ce serait avec ce magasine acheté plus tôt dans un kiosque que Shawn passerait le temps. Bonne idée d'avoir pensé à prendre un magazine de musique, sujet intéressant, surtout quand on voit le type de bouquin disponible dans l'avion... politique... people... bagnoles... que des trucs sans intérêts pour Shawn.
Après qu'un type obèse et humide s'installa tant bien que mal, l'avion décolla enfin. Pendant le trajet, Shawn ne pût s'empêcher de remarquer que le type pas très grand avec des yeux de drogué en manque qui venait de passer à toute vitesse vers les toilettes ressemblait beaucoup à la photo d'un des types du groupe croisé plus tôt dans l'un des articles de son magazine de rock. Shawn tourna les pages rapidement pour retrouver cette interview. "Driveshaft", "groupe de rock innovant allié avec des mélodies de piano... blablabla... " Oui la photo du guitariste colle bien avec ce type... Trop la classe, une rock star dans l'appareil ! Shawn décida de se lever pour demander à ce type s'il était bien de ce groupe, et pourquoi pas obtenir un petit autographe aussi, au moins ce vol ne serait pas complètement une perte de temps.

Sauf que le mec en question s'était enfermé dans les toilettes, une hôtesse suivie d'une passagère avec un pull rose avait tenté d'entrer sans sucé. Shawn préféra donc se rasseoir, après-tout il était assis côté couloir, dès que le mec aurait fini son envie pressante, il repasserait forcément par là et Shawn, bien déterminé à ne pas le louper, l'arborerait.

Sauf que quelques minutes après, la boite à sardine volante fut secoué de toute part, au début Shawn ne s'inquiétât pas spécialement, bien content d'afficher son air détendu et passif alors que bon nombre de passagers commençaient à baliser pour rien. Sauf qu'au bout d'un moment, l'avion plongeât carrément, et là Shawn nu pu s'empêcher lui aussi de céder à la panique. Il leva la tête pour regarder vers l'avant de l'appareil voir s'il pouvait savoir ce qui se passait, et il reçu à ce moment-là un masque à oxygène en pleine poire. Là, si ses trucs sortaient, c'est qu'il se passait vraiment quelque chose de grave, il enfila le masque avec des gestes fébriles, et ressentit aussitôt un grand bol d'air, dans ses poumons, ses cheveux, ses oreilles... efficace ce truc ! On a carrément l'impression d'avoir un grand vide derrière soit ! Cramponné d'une main au masque et de l'autre à un accoudoir, Shawn attendit la fin, qu'il redoutait tant, mais qu'il savait inévitable.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, tout semblait stable. L'avion semblait être au sol, immobile, pas d'eau qui semblait s'engouffrer contrairement à ce à quoi Shawn s'était attendu, juste du blanc et un beau soleil derrière les hublots. Shawn se détachât, se leva se tourna et sortit vers le trou béant, là où se trouvait normalement l'arrière de l'avion. Une plage, du soleil, des cris, des cadavres, des gens qui courent partout sans même le remarquer lui, c'est tout ce que Shawn, encore à moitié en état de choc, pu comprendre dans ce qui l'entourait. Il lui fallut d'ailleurs un bon moment avant de se rendre compte qu'une voix juste à côté de lui hurlait et l'appelait au secours. En tournant la tête il vit une femme avec une queue de cheval coincée sous un gros tas de ferraille, qui hurlait et suppliait Shawn de l'aider à ce dégager. Ce dernier s'exécutât, et saisis machinalement la carcasse de tôle et la leva de toutes ces forces vers le haut, sans trop comprendre ce qu'il fessait.

Au bout de quelques efforts la femme réussie à se dégager. Shawn laissa donc tomber la tôle d'un coup sec, bizarrement il se sentait faible au niveau des jambes, et avait du mal à garder son équilibre. Peut-être avait t'il reçu un coup sur la tête, mais ça n'avait pas l'air si grave, car il entendit et compris ce que lui disait la femme saine et sauve devant lui.

"Merci, je n'y croyais plus, c'était moins-une je n'arrivais quasiment plus à respirer. "

Un peu évasif, Shawn qui semblait peu à peu prendre contrôle de son esprit, et à réaliser ce qui s'était passé, répondit sans la regarder, d'un air identique à celui avec lequel on parlerait de la météo :

-"Je vous en prie M'dam', c'est tout naturel. "

-"A ouais ?" Lui répondit la femme "Vous êtes la dixième personne qui est passée devant moi, les autres m'ont tous clairement vus, mais m'ont carrément ignorés, alors que pourtant tous avaient l'air bien moins blessés que vous. "

-"Hein ? " Shawn suivît le regard de la femme vers sa jambe gauche, qui effectivement était maculé de sang. D'ailleurs maintenant qu'il y fessait gaffe, il sentait un petit courant d'air dans sa peau, il devait avoir une grosse coupure, sans doute, cela dit aucune douleur. "Ah ouais, tiens, oh, trois fois rien, vous en faites pas. "

La fille pas rassuré pour autant sur l'état de sa jambe lui fit signe de la suivre, mais Shawn l'ignora et alla tout droit, en remontant la plage. Maintenant qu'il avait retrouvé ses esprits, il avait qu'une seule envie : s'éloigner de tous ces cris, ces explosions, et de cette salade de sable/cadavres/tôle froissée. Une fois un peu à l'écart, il regarda autour de lui. Une plage magnifique, un soleil brulant, des cocotiers... mais aucune trace de constructions humaines nulle part. Mais où est-ce que j'ai atterris, se dit Shawn, avant que sa jambe ne cède, le fessant s'écrouler dans le sable, à bout de force.
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MessageSujet: Re: Le crash du vol Oceanic 815   Aujourd'hui à 3:02
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Le crash du vol Oceanic 815

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